Saison 01 : Les Origines http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique146 Lors de l’Agora des savoirs 1, qui s’est déroulée du 4 novembre 2009 au 16 juin 2010, les scientifiques et leurs auditeurs se sont interrogés sur les origines. À partir de quel moment, l’homme a-t-il commencé à représenter la figure humaine ? Saviez-vous que 200 millions d’années avant l’essor des premiers dinosaures le monde était déjà peuplé de créatures fantastiques ? Pouvez-vous expliquer pourquoi, alors que dans la nature certains animaux se clonent eux-mêmes, la reproduction sexuée s’est maintenue chez plusieurs espèces, notamment chez l’homme ? Avez-vous une idée de l’origine du temps ? Comment s’est-il mis en route, a-t-il précédé l’univers, pourrait-il s’interrompre ou inverser son cours ? Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.2.1 [23954] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2010 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) Saison 01 : Les Origines http://paroledechercheurs.net/local/cache-vignettes/L300xH300/rubon146-b7aa5.png?1540236067 http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique146 La modernisation sans la modernité <p>Bernard</p> Stiegler <p>Bernard</p> Stiegler Ce que l'on appelle la mondialisation, dont Paul Valéry esquissa quelques conséquences peu de temps après la Première Guerre mondiale, conduit à présent à un processus de modernisation planétaire. Celui-ci fut déclenché en Europe occidentale aux alentours de la Renaissance. Il conduisit à la révolution industrielle, puis à l'expansion planétaire du capitalisme. Mais il fut accompagné d'un projet moderne qui constitua jusqu'au XXe siècle le versant politique du devenir technologique et économique. La modernisation contemporaine se poursuit désormais indépendamment du projet moderne, et même contre lui. Un tel état de fait est-il possible et souhaitable ? Que penser de ce que l'on a nommé "l'autre modernité", "la modernité réflexive" - en particulier ces derniers temps, après la crise de 2008 ? Ce que l'on appelle la mondialisation, dont Paul Valéry esquissa quelques conséquences peu de temps après la Première Guerre mondiale, conduit à présent à un processus de modernisation planétaire. Celui-ci fut déclenché en Europe occidentale aux alentours de la Renaissance. Il conduisit à la révolution industrielle, puis à l'expansion planétaire du capitalisme. Mais il fut accompagné d'un projet moderne qui constitua jusqu'au XXe siècle le versant politique du devenir technologique et économique. La modernisation contemporaine se poursuit désormais indépendamment du projet moderne, et même contre lui. Un tel état de fait est-il possible et souhaitable ? Que penser de ce que l'on a nommé "l'autre modernité", "la modernité réflexive" - en particulier ces derniers temps, après la crise de 2008 ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article281 Wed, 16 Jun 2010 20:30:00 +0200 1:23:11 Agora des Savoirs, Adam Smith and Co, vers une anthropologie de la croissance <p>Christian</p> Marouby <p>Jean-Claude</p> Michéa <p>Christian</p> Marouby <p>Jean-Claude</p> Michéa Comment l'idée de croissance économique est-elle devenue un lieu commun ? Par quelle révolution dans l'histoire de la pensée la notion d'une économie de croissance en est-elle venue à s'imposer dans la modernité, et presque universellement, non seulement comme un bien en soi, mais comme un phénomène naturel ? Pourtant, cela n'allait pas forcément de soi : il y eut un temps ou la croissance économique n'était pas considérée comme ce qui garantit naturellement et obligatoirement le progrès humain... Alors, la faute à Adam Smith ? Cela est peut-être plus compliqué qu'on le dit aujourd'hui... Comment repenser aujourd'hui les limites dans lesquelles assurer enfin un progrès véritable, et qui profiterait enfin au plus grand nombre ? Comment l'idée de croissance économique est-elle devenue un lieu commun ? Par quelle révolution dans l'histoire de la pensée la notion d'une économie de croissance en est-elle venue à s'imposer dans la modernité, et presque universellement, non seulement comme un bien en soi, mais comme un phénomène naturel ? Pourtant, cela n'allait pas forcément de soi : il y eut un temps ou la croissance économique n'était pas considérée comme ce qui garantit naturellement et obligatoirement le progrès humain... Alors, la faute à Adam Smith ? Cela est peut-être plus compliqué qu'on le dit aujourd'hui... Comment repenser aujourd'hui les limites dans lesquelles assurer enfin un progrès véritable, et qui profiterait enfin au plus grand nombre ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article280 Wed, 09 Jun 2010 20:30:00 +0200 1:13:46 Agora des Savoirs, L'invention de la sociologie : une ténébreuse affaire <p>Claude</p> Gautier <p>Vincent</p> Taissère <p>Claude</p> Gautier <p>Vincent</p> Taissère Enquêter sur les origines de la sociologie est tout sauf neutre : cela demande d'abord de définir ce qu'est la sociologie, autrefois appelée « science des sociétés » ; cela en dit aussi long sur les fonctions et buts qu'on assigne à la sociologie : s'agit-il de mieux contrôler le corps social ? Ou bien, au contraire de favoriser une véritable politique d'émancipation ? Les « histoires » de la sociologie sont en tout cas plurielles et trahissent les positions et préjugés idéologiques de ceux qui les écrivent... Plus que jamais, et depuis les origines, « la sociologie est un sport de combat ». Enquêter sur les origines de la sociologie est tout sauf neutre : cela demande d'abord de définir ce qu'est la sociologie, autrefois appelée « science des sociétés » ; cela en dit aussi long sur les fonctions et buts qu'on assigne à la sociologie : s'agit-il de mieux contrôler le corps social ? Ou bien, au contraire de favoriser une véritable politique d'émancipation ? Les « histoires » de la sociologie sont en tout cas plurielles et trahissent les positions et préjugés idéologiques de ceux qui les écrivent... Plus que jamais, et depuis les origines, « la sociologie est un sport de combat ». http://paroledechercheurs.net/spip.php?article265 Wed, 02 Jun 2010 20:30:00 +0200 01:03:26 Agora des Savoirs, La triple crise de la modernité : ville, société, pensée <p>Paul</p> Blanquart <p>Paul</p> Blanquart Penser les crises qui affectent notre modernité n'est possible que si sont envisagées les trois dimensions - liées les unes aux autres - dans lesquelles s'expriment ces crises : crise de la ville, de l'urbain - lieu où a pu s'élaborer cette modernité -, crise de nos démocraties - formes politiques de la modernité -, crise enfin de nos systèmes de pensée, désormais incapables de répondre correctement aux questions que nous posent ces crises ces répétition. Penser cela, c'est aussi se donner les moyens de commencer à imaginer une modernité autre... Penser les crises qui affectent notre modernité n'est possible que si sont envisagées les trois dimensions - liées les unes aux autres - dans lesquelles s'expriment ces crises : crise de la ville, de l'urbain - lieu où a pu s'élaborer cette modernité -, crise de nos démocraties - formes politiques de la modernité -, crise enfin de nos systèmes de pensée, désormais incapables de répondre correctement aux questions que nous posent ces crises ces répétition. Penser cela, c'est aussi se donner les moyens de commencer à imaginer une modernité autre... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article260 Wed, 26 May 2010 20:30:00 +0200 1:30:16 modernité, Agora des Savoirs, Modernité : sortie ou transformation du religieux ? <p>Jean-Claude</p> Monod <p>Michel</p> Fourcade <p>Jean-Claude</p> Monod <p>Michel</p> Fourcade Un des traits caractéristiques de la modernité a été désigné comme un certain retrait de la place de la religion comme ancien « secteur dominant » dans la vie des sociétés, du moins en Occident. On appelle ce phénomène : sécularisation. Mais la sécularisation signifie-t-elle le déclin inéluctable des religions ou, plus subtilement, leur transformation ? Un des traits caractéristiques de la modernité a été désigné comme un certain retrait de la place de la religion comme ancien « secteur dominant » dans la vie des sociétés, du moins en Occident. On appelle ce phénomène : sécularisation. Mais la sécularisation signifie-t-elle le déclin inéluctable des religions ou, plus subtilement, leur transformation ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article257 Wed, 19 May 2010 20:30:00 +0200 1:00:33 modernité, Agora des Savoirs, Le XVIIe siècle : et l'homme devint moderne <p>Jean</p> Rohou <p>Christian</p> Belin <p>Jean</p> Rohou <p>Christian</p> Belin La grande révolution politique, celle qui met fin à notre Ancien régime, se déroule, bien entendu, au XVIIIe siècle. Mais aurait-t-elle seulement été possible si ne s'était pas déroulée, tout au long du siècle précédent, une véritable - bien que moins visible et bruyante - révolution des esprits, des idées, des mentalités, des connaissances scientifiques ? Au XVIIe, c'est l'homme tout entier qui change ! Les révolutionnaires ? Galilée et Descartes, Copernic, Newton, Leibniz... et beaucoup d'autres ! La grande révolution politique, celle qui met fin à notre Ancien régime, se déroule, bien entendu, au XVIIIe siècle. Mais aurait-t-elle seulement été possible si ne s'était pas déroulée, tout au long du siècle précédent, une véritable - bien que moins visible et bruyante - révolution des esprits, des idées, des mentalités, des connaissances scientifiques ? Au XVIIe, c'est l'homme tout entier qui change ! Les révolutionnaires ? Galilée et Descartes, Copernic, Newton, Leibniz... et beaucoup d'autres ! http://paroledechercheurs.net/spip.php?article256 Wed, 12 May 2010 20:30:00 +0200 1:09:25 désir, classicisme, économie, libéralisme, amour de soi, bonheur, interêt, méthode, paraître, spéculation, technique, tragique, Agora des Savoirs, L'art, utopie de la modernité ? <p>Olivier</p> Tinland <p>Jean-Marie</p> Schaeffer <p>Olivier</p> Tinland <p>Jean-Marie</p> Schaeffer Notre modernité semble avoir été profondément marquée par les grandes utopies politiques du XVIIIe et XIXe siècles. Mais d'où viennent donc ces dernières ? N'en trouve-t-on pas de nombreuses préfigurations dans les utopies artistiques - le romantisme, par exemple - qui les précèdent ? Ces deux formes d'utopie entretinrent, en tout cas, tout au long des XIXe et XXe siècles, des relations toujours compliquées, parfois conflictuelles... Qu'en est-il aujourd'hui, alors que ces utopies - politiques comme artistiques - et même notre modernité, sont désormais considérées comme dépassées, mortes ? Notre modernité semble avoir été profondément marquée par les grandes utopies politiques du XVIIIe et XIXe siècles. Mais d'où viennent donc ces dernières ? N'en trouve-t-on pas de nombreuses préfigurations dans les utopies artistiques - le romantisme, par exemple - qui les précèdent ? Ces deux formes d'utopie entretinrent, en tout cas, tout au long des XIXe et XXe siècles, des relations toujours compliquées, parfois conflictuelles... Qu'en est-il aujourd'hui, alors que ces utopies - politiques comme artistiques - et même notre modernité, sont désormais considérées comme dépassées, mortes ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article254 Wed, 05 May 2010 20:30:00 +0200 56:42 art, utopie, Agora des Savoirs, La vision moderne du temps conduit-elle à sa disparition ? <p>Marc</p> Lachièze-Rey <p>Denis</p> Puy <p>Marc</p> Lachièze-Rey <p>Denis</p> Puy Les révolutions successives qui ébranlèrent l'ancienne physique de Galilée et Newton semblent nous avoir rendu le temps incompréhensible... Pire, les physiciens tendent désormais à se passer de la notion de temps... afin de mieux en débusquer les origines ! Mais qu'est-ce que nos physiciens ont bien pu faire de ce « bon vieux » temps ? Les révolutions successives qui ébranlèrent l'ancienne physique de Galilée et Newton semblent nous avoir rendu le temps incompréhensible... Pire, les physiciens tendent désormais à se passer de la notion de temps... afin de mieux en débusquer les origines ! Mais qu'est-ce que nos physiciens ont bien pu faire de ce « bon vieux » temps ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article253 Wed, 28 Apr 2010 20:30:00 +0200 1:03:27 temps, relativité, Agora des Savoirs, Naissances de la politique moderne <p>Pierre</p> Manent <p>Dominique</p> Rousseau <p>Pierre</p> Manent <p>Dominique</p> Rousseau Repenser la politique, ses notions, ses institutions, fut un des grands chantiers de l'homme moderne, et ce dès le début du XVIe siècle. Il fallait surmonter le désordre entraîné par la multiplicité des autorités, païennes et chrétiennes. Il fallait aussi répondre à l'horreur de ces véritables guerres civiles que furent les guerres de religion. Il fallait établir enfin un nouvel ordre politique, construit selon la raison, et fruit de la volonté des hommes... Les grands artisans de ce chantier ? Machiavel, Hobbes, mais aussi Rousseau. Repenser la politique, ses notions, ses institutions, fut un des grands chantiers de l'homme moderne, et ce dès le début du XVIe siècle. Il fallait surmonter le désordre entraîné par la multiplicité des autorités, païennes et chrétiennes. Il fallait aussi répondre à l'horreur de ces véritables guerres civiles que furent les guerres de religion. Il fallait établir enfin un nouvel ordre politique, construit selon la raison, et fruit de la volonté des hommes... Les grands artisans de ce chantier ? Machiavel, Hobbes, mais aussi Rousseau. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article247 Wed, 21 Apr 2010 20:30:00 +0200 1:07:20 politique, modernité, Agora des Savoirs, Ainsi est née notre littérature... L'apparition des littératures de langue romane au Moyen âge <p>Michel</p> Zink <p>Armand</p> Strubel <p>Michel</p> Zink <p>Armand</p> Strubel Les littératures qui apparaissent au Moyen âge dans les jeunes langues romanes sont à la fois dépendantes de la latinité où s'enracinent ces langues et en rupture parfois saisissante avec elle ; à la fois dépendantes de l'Église, foyer de toute activité de l'esprit, et très vite d'une liberté audacieuse. Une liberté qui se manifeste dans la revendication d'une légitimité de la poésie, de la passion amoureuse, dans l'importance accordée alors à l'inspiration, dans l'invention de nouvelles formes narratives et romanesques. Les littératures qui apparaissent au Moyen âge dans les jeunes langues romanes sont à la fois dépendantes de la latinité où s'enracinent ces langues et en rupture parfois saisissante avec elle ; à la fois dépendantes de l'Église, foyer de toute activité de l'esprit, et très vite d'une liberté audacieuse. Une liberté qui se manifeste dans la revendication d'une légitimité de la poésie, de la passion amoureuse, dans l'importance accordée alors à l'inspiration, dans l'invention de nouvelles formes narratives et romanesques. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article246 Wed, 07 Apr 2010 20:30:00 +0200 1:04:59 littérature, Moyen âge, Agora des Savoirs, Montpellier : aux origines religieuses d'une ville languedocienne médiévale <p>Daniel</p> Le Blévec <p>Isabelle</p> Fabre <p>Daniel</p> Le Blévec <p>Isabelle</p> Fabre L'originalité de Montpellier au Moyen âge a maintes fois été soulignée : ville nouvelle qui démarre ex nihilo à la fin du Xe siècle, sans passé antique, sans tradition chrétienne attestée localement, elle devient en quelques décennies, grâce à son dynamisme économique, démographique et politique, grâce surtout à l'implantation réussie de nombreux ordres religieux, l'un des plus importants centres urbains du sud de la France, siège d'écoles puis d'une université, étape majeure sur la route des pèlerins de Saint-Jacques... L'originalité de Montpellier au Moyen âge a maintes fois été soulignée : ville nouvelle qui démarre ex nihilo à la fin du Xe siècle, sans passé antique, sans tradition chrétienne attestée localement, elle devient en quelques décennies, grâce à son dynamisme économique, démographique et politique, grâce surtout à l'implantation réussie de nombreux ordres religieux, l'un des plus importants centres urbains du sud de la France, siège d'écoles puis d'une université, étape majeure sur la route des pèlerins de Saint-Jacques... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article242 Wed, 31 Mar 2010 20:30:00 +0200 1:15:24 Religion, Agora des Savoirs, Au fondement des sociétés humaines : la politique et le sacré <p>Alain</p> Babadzan <p>Maurice</p> Godelier <p>Alain</p> Babadzan <p>Maurice</p> Godelier Au fondement des sociétés humaines, il y a du sacré. Autant le savoir, et apprendre le secret de fabrique de ce qu'en Occident on appelle le « politico-religieux « , en ces temps où le lien social se distend, où la logique communautariste et identitaire semble l'emporter sur ce qui rassemble. Le sacré déborde le religieux et inclut le politique. L'opposition entre le religieux et le politique est en réalité un fait de l'histoire humaine très récente : si l'on refuse de prendre en compte cette donnée anthropologique et historique fondamentale, on s'interdit de comprendre notre présent, nos sociétés et les problèmes qu'elles ont à affronter. Au fondement des sociétés humaines, il y a du sacré. Autant le savoir, et apprendre le secret de fabrique de ce qu'en Occident on appelle le « politico-religieux « , en ces temps où le lien social se distend, où la logique communautariste et identitaire semble l'emporter sur ce qui rassemble. Le sacré déborde le religieux et inclut le politique. L'opposition entre le religieux et le politique est en réalité un fait de l'histoire humaine très récente : si l'on refuse de prendre en compte cette donnée anthropologique et historique fondamentale, on s'interdit de comprendre notre présent, nos sociétés et les problèmes qu'elles ont à affronter. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article236 Wed, 24 Mar 2010 20:30:00 +0100 1:42:22 politique, Religion, Agora des Savoirs, Qu'est-ce que le sacré ? <p>Camille</p> Tarot <p>Pierre</p> Sauzeau <p>Camille</p> Tarot <p>Pierre</p> Sauzeau S'il est une notion obscure et débattue, c'est bien celle de sacré. Elle fait problème à deux niveaux. D'abord, celui des faits et des pratiques : existe-t-il du sacré ? S'il existe, faut-il y voir une réalité objective ou subjective, individuelle ou sociale ? Y sommes nous assujettis ? Y en a-t-il encore dans notre monde ultramoderne ? Ensuite, celui des théories : qu'il s'agisse d'une réalité ou d'une illusion, comment rendre compte de l'apparition de cette notion et des rôles qu'elle a joués dans l'histoire des hommes jusqu'à aujourd'hui ? S'il est une notion obscure et débattue, c'est bien celle de sacré. Elle fait problème à deux niveaux. D'abord, celui des faits et des pratiques : existe-t-il du sacré ? S'il existe, faut-il y voir une réalité objective ou subjective, individuelle ou sociale ? Y sommes nous assujettis ? Y en a-t-il encore dans notre monde ultramoderne ? Ensuite, celui des théories : qu'il s'agisse d'une réalité ou d'une illusion, comment rendre compte de l'apparition de cette notion et des rôles qu'elle a joués dans l'histoire des hommes jusqu'à aujourd'hui ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article231 Wed, 17 Mar 2010 20:30:00 +0100 1:04:05 Agora des Savoirs, « Penser le manque » : la mort dans la condition humaine <p>Pascal</p> Nouvel <p>Jean-Claude</p> Ameisen <p>Pascal</p> Nouvel <p>Jean-Claude</p> Ameisen Partant d'une belle sentence de Maurice Blanchot, le grand chercheur Jean-Claude Ameisen, dont les travaux ont été décisifs dans la découverte des phénomènes de suicide cellulaire, tente de répondre ici à ce qui reste la plus angoissante des questions : « qu'est-ce que mourir ? » Qu'est-ce donc que penser la perte et la disparition, le deuil et le souvenir ? Comment les hommes ont-ils fait, jusqu'alors, pour s'accommoder de cette dimension fondamentale de leur existence ? Et qu'est-ce que la recherche en médecine et la philosophie ont à nous apprendre, aujourd'hui, de neuf sur la mort ? Partant d'une belle sentence de Maurice Blanchot, le grand chercheur Jean-Claude Ameisen, dont les travaux ont été décisifs dans la découverte des phénomènes de suicide cellulaire, tente de répondre ici à ce qui reste la plus angoissante des questions : « qu'est-ce que mourir ? » Qu'est-ce donc que penser la perte et la disparition, le deuil et le souvenir ? Comment les hommes ont-ils fait, jusqu'alors, pour s'accommoder de cette dimension fondamentale de leur existence ? Et qu'est-ce que la recherche en médecine et la philosophie ont à nous apprendre, aujourd'hui, de neuf sur la mort ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article230 Wed, 10 Mar 2010 20:30:00 +0100 59:44 Agora des Savoirs, Les origines de l'Homme : entre gènes et comportement <p>Pascal</p> Picq <p>Simon</p> Galas <p>Pascal</p> Picq <p>Simon</p> Galas Nous ne connaissons qu'une toute petite partie de l'arbre évolutif des hommes et des grands singes africains. Des pans entiers continuent à nous échapper et beaucoup reste à découvrir. Mais ce que nous commençons à percevoir bouleverse toutes les conceptions classiques de l'homme et de sa place dans l'histoire de la vie. Notre évolution n'est pas singulière mais mosaïque, plurielle, buissonnante. Nous ne connaissons qu'une toute petite partie de l'arbre évolutif des hommes et des grands singes africains. Des pans entiers continuent à nous échapper et beaucoup reste à découvrir. Mais ce que nous commençons à percevoir bouleverse toutes les conceptions classiques de l'homme et de sa place dans l'histoire de la vie. Notre évolution n'est pas singulière mais mosaïque, plurielle, buissonnante. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article219 Wed, 03 Mar 2010 20:30:00 +0100 1:34:21 Agora des Savoirs, C'était demain : lorsque la fin justifie l'origine <p>Rémy</p> Bergeret <p>Jacques</p> Arnould <p>Rémy</p> Bergeret <p>Jacques</p> Arnould Plutôt que de confondre origine et commencement et de s'obnubiler à connaître la date et la manière de ce dernier, plusieurs traditions religieuses ont choisi de lier le début et la fin, ce qui avait pu se passer « hier » avec ce qui devrait arriver « demain ». L'origine - et l'originalité - de toute chose se trouve dans cette tension... Quand la théologie s'empare de la question des origines ! Plutôt que de confondre origine et commencement et de s'obnubiler à connaître la date et la manière de ce dernier, plusieurs traditions religieuses ont choisi de lier le début et la fin, ce qui avait pu se passer « hier » avec ce qui devrait arriver « demain ». L'origine - et l'originalité - de toute chose se trouve dans cette tension... Quand la théologie s'empare de la question des origines ! http://paroledechercheurs.net/spip.php?article218 Wed, 24 Feb 2010 20:30:00 +0100 1:09:10 Agora des Savoirs, La condition humaine n'est pas sans conditions <p>Jean-Pierre</p> Lebrun <p>Jean-Pierre</p> Lebrun La psychanalyse est aussi une anthropogenèse ; elle dit comment l'être humain s'humanise et identifie les conditions pour que ce processus, que chacun doit refaire pour son propre compte, puisse se réaliser. La question est de savoir si notre société postmoderne transmet toujours lesdites conditions. Notre société libérale permet-elle encore aux sujets de se construire ? La psychanalyse est aussi une anthropogenèse ; elle dit comment l'être humain s'humanise et identifie les conditions pour que ce processus, que chacun doit refaire pour son propre compte, puisse se réaliser. La question est de savoir si notre société postmoderne transmet toujours lesdites conditions. Notre société libérale permet-elle encore aux sujets de se construire ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article217 Wed, 17 Feb 2010 21:30:00 +0100 1:14:13 Agora des Savoirs, Quand naît la figure humaine : de la préhistoire à nos jours <p>Jean-Paul</p> Delmoule <p>Thierry</p> Janin <p>Jean-Paul</p> Delmoule <p>Thierry</p> Janin Pour l'essentiel, l'homme a d'abord représenté la femme. Mais ces images sont longtemps restées minoritaires : ce sont d'abord les animaux qui ont été figurés, dans une grande variété de formes et de styles, comme si la représentation humaine devait rester exceptionnelle, ou périphérique. Mais qu'est-ce qui a poussé l'homme, à un moment de son histoire, à se représenter ? Et quel rôle a joué la figure humaine dans les différentes sociétés qui se sont succédées ? Pour l'essentiel, l'homme a d'abord représenté la femme. Mais ces images sont longtemps restées minoritaires : ce sont d'abord les animaux qui ont été figurés, dans une grande variété de formes et de styles, comme si la représentation humaine devait rester exceptionnelle, ou périphérique. Mais qu'est-ce qui a poussé l'homme, à un moment de son histoire, à se représenter ? Et quel rôle a joué la figure humaine dans les différentes sociétés qui se sont succédées ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article213 Wed, 10 Feb 2010 20:30:00 +0100 1:09:07 Agora des Savoirs, L'origine des primates anthropoïdes, de l'Afrique à l'Asie : les avatars d'un berceau à roulettes... <p>Rodolphe</p> Tabuce <p>Monique</p> Vianey-Liaud <p>Rodolphe</p> Tabuce <p>Monique</p> Vianey-Liaud Jusqu'à présent, l'Afrique était considérée comme le berceau des primates anthropoïdes. Toute l'histoire de la lignée humaine, des origines les plus profondes à l'homme, était censée s'y dérouler. Ce scénario vient d'être battu en brèche par la découverte très récente de fossiles vieux de 50 à 35 millions d'années... En quoi ces découvertes font-elles actuellement vaciller l'origine africaine de nos plus lointains ancêtres ? Jusqu'à présent, l'Afrique était considérée comme le berceau des primates anthropoïdes. Toute l'histoire de la lignée humaine, des origines les plus profondes à l'homme, était censée s'y dérouler. Ce scénario vient d'être battu en brèche par la découverte très récente de fossiles vieux de 50 à 35 millions d'années... En quoi ces découvertes font-elles actuellement vaciller l'origine africaine de nos plus lointains ancêtres ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article212 Wed, 03 Feb 2010 20:30:00 +0100 1:12:38 Agora des Savoirs, Vers une classification universelle du vivant ? <p>Joël</p> Mathez <p>François</p> Munoz <p>Joël</p> Mathez <p>François</p> Munoz http://paroledechercheurs.net/spip.php?article210 Wed, 27 Jan 2010 20:30:00 +0100 1:22:01 Agora des Savoirs, L'arbre de la vie de Charles Darwin <p>Anastasios</p> Brenner <p>Jean</p> Gayon <p>Anastasios</p> Brenner <p>Jean</p> Gayon http://paroledechercheurs.net/spip.php?article204 Wed, 20 Jan 2010 20:30:00 +0100 1:17:24 Agora des Savoirs, D'où vient le temps ? <p>Etienne</p> Klein <p>Muriel</p> Guedj <p>Etienne</p> Klein <p>Muriel</p> Guedj La physique contemporaine est-elle devenue ou non capable de répondre à cette très ancienne question, déjà posée par les philosophes : Le temps est-il un concept primitif, dérivable de rien d'autre que lui-même, ou bien s'agit-il au contraire d'une propriété émergente, d'une entité secondaire qui émane des relations entre événements ? La physique contemporaine est-elle devenue ou non capable de répondre à cette très ancienne question, déjà posée par les philosophes : Le temps est-il un concept primitif, dérivable de rien d'autre que lui-même, ou bien s'agit-il au contraire d'une propriété émergente, d'une entité secondaire qui émane des relations entre événements ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article203 Wed, 13 Jan 2010 20:30:00 +0100 1:17:05 Agora des Savoirs, La Terre, l'espace et au-delà ? <p>Sylvie</p> Vauclair <p>Olivier</p> Richard <p>Sylvie</p> Vauclair <p>Olivier</p> Richard Nos vies se déroulent sur une petite planète confortable, la Terre, qui tourne autour d'une étoile parmi d'autres, le Soleil. Les découvertes contemporaines ont profondément modifié l'image que l'homme a de lui-même par rapport au monde qui l'entoure, et dont il est issu. Existe-t-il de la vie quelque part ailleurs dans l'espace ? Comment les mondes disparaissent-ils ? Chaque avancée engendre de nouveaux questionnements, qui ouvrent eux-mêmes de nouvelles perspectives à la pensée humaine. Nos vies se déroulent sur une petite planète confortable, la Terre, qui tourne autour d'une étoile parmi d'autres, le Soleil. Les découvertes contemporaines ont profondément modifié l'image que l'homme a de lui-même par rapport au monde qui l'entoure, et dont il est issu. Existe-t-il de la vie quelque part ailleurs dans l'espace ? Comment les mondes disparaissent-ils ? Chaque avancée engendre de nouveaux questionnements, qui ouvrent eux-mêmes de nouvelles perspectives à la pensée humaine. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article17 Wed, 16 Dec 2009 20:30:00 +0100 1:34:10 Agora des Savoirs, Aux origines de la sexualité <p>Pierre-Henri</p> Gouyon <p>François</p> Rousset <p>Pierre-Henri</p> Gouyon <p>François</p> Rousset La sexualité, c'est l'échange. L'échange de matériel génétique entre deux organismes qui en produisent un nouveau. Dans ce sens large, la sexualité se trouve dans tous les groupes d'organismes vivants, bactéries, archées, eucaryotes (plantes, animaux, champignons...). Pourquoi les êtres vivants ont-ils adopté une caractéristique si compliquée ? Comment procèdent-ils ? Les modes de sexualité observés dans la nature sont d'une diversité incroyable. Pourquoi les mâles et des femelles, ou des hermaphrodites ? Certaines espèces ont abandonné le sexe :les femelles (parthénogénétiques) se débrouillent seules. Pourquoi font-elles ça ? Et pourquoi pas les autres ? Chez les humains par exemple, le sexe pourrait-il disparaître ? Le sexe nous pose une multitude de questions tant biologiques que sociologiques. Comme on le dit pour l'amour (et les maths), si on ne peut pas le faire en public, du moins peut-on en parler... La sexualité, c'est l'échange. L'échange de matériel génétique entre deux organismes qui en produisent un nouveau. Dans ce sens large, la sexualité se trouve dans tous les groupes d'organismes vivants, bactéries, archées, eucaryotes (plantes, animaux, champignons...). Pourquoi les êtres vivants ont-ils adopté une caractéristique si compliquée ? Comment procèdent-ils ? Les modes de sexualité observés dans la nature sont d'une diversité incroyable. Pourquoi les mâles et des femelles, ou des hermaphrodites ? Certaines espèces ont abandonné le sexe :les femelles (parthénogénétiques) se débrouillent seules. Pourquoi font-elles ça ? Et pourquoi pas les autres ? Chez les humains par exemple, le sexe pourrait-il disparaître ? Le sexe nous pose une multitude de questions tant biologiques que sociologiques. Comme on le dit pour l'amour (et les maths), si on ne peut pas le faire en public, du moins peut-on en parler... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article197 Wed, 09 Dec 2009 20:30:00 +0100 1:14:41 Agora des Savoirs, À la découverte de l'Hérault géologique : un véritable musée naturel <p>Jean-Claude</p> Bousquet <p>Michel</p> Séranne <p>Jean-Claude</p> Bousquet <p>Michel</p> Séranne L'Hérault est un véritable musée naturel de géologie grâce à la diversité de ses paysages, à leurs roches et à leurs fossiles. Ceux-ci permettent de faire une plongée d'au moins 600 millions d''années dans les temps géologiques. Ce département possède ainsi des témoins précieux de quelques événements majeurs de l'histoire de la terre qui illustrent les allées et venues de mers et d''océans disparus, la naissance et l''érosion de montagnes grandioses, le jeu de failles et la construction de volcans. On découvre ainsi sous un nouveau jour les sites les plus connus de l'Hérault, comme Navacelles, Minerve, Saint-Guilhem, le pic Saint-Loup, Mourèze, les gorges d'Héric, les alentours du Salagou, le littoral et les volcans d'Agde... jusqu'à notre ville de Montpellier ! L'Hérault est un véritable musée naturel de géologie grâce à la diversité de ses paysages, à leurs roches et à leurs fossiles. Ceux-ci permettent de faire une plongée d'au moins 600 millions d''années dans les temps géologiques. Ce département possède ainsi des témoins précieux de quelques événements majeurs de l'histoire de la terre qui illustrent les allées et venues de mers et d''océans disparus, la naissance et l''érosion de montagnes grandioses, le jeu de failles et la construction de volcans. On découvre ainsi sous un nouveau jour les sites les plus connus de l'Hérault, comme Navacelles, Minerve, Saint-Guilhem, le pic Saint-Loup, Mourèze, les gorges d'Héric, les alentours du Salagou, le littoral et les volcans d'Agde... jusqu'à notre ville de Montpellier ! http://paroledechercheurs.net/spip.php?article209 Wed, 02 Dec 2009 20:30:00 +0100 1:14:13 Agora des Savoirs, L'origine de la paléontologie. Histoire et concepts <p>Pascal</p> Tassy <p>Jacques</p> Michaux <p>Pascal</p> Tassy <p>Jacques</p> Michaux http://paroledechercheurs.net/spip.php?article16 Wed, 25 Nov 2009 20:30:00 +0100 59:06 Agora des Savoirs, Les origines de la Vie <p>Marie-Christine</p> Maurel <p>Laurent</p> Boiteau <p>Marie-Christine</p> Maurel <p>Laurent</p> Boiteau Quelles étaient les conditions sur la Terre primitive qui ont permis la formation des premières molécules et des premières cellules vivantes ? D'où vient la vie ? Où a-t-elle pris naissance ? Était-ce sur une Terre agitée à l'atmosphère brûlante presque irrespirable ? Dans un océan bouillonnant, dans l'espace interstellaire ? Et comment a-t-elle fait ses premiers pas ? De quels moyens conceptuels et techniques la science dispose-t-elle aujourd'hui pour déterminer les premières formes de vie ? À l'aide des dernières connaissances scientifiques, une remontée aux origines du vivant ! Quelles étaient les conditions sur la Terre primitive qui ont permis la formation des premières molécules et des premières cellules vivantes ? D'où vient la vie ? Où a-t-elle pris naissance ? Était-ce sur une Terre agitée à l'atmosphère brûlante presque irrespirable ? Dans un océan bouillonnant, dans l'espace interstellaire ? Et comment a-t-elle fait ses premiers pas ? De quels moyens conceptuels et techniques la science dispose-t-elle aujourd'hui pour déterminer les premières formes de vie ? À l'aide des dernières connaissances scientifiques, une remontée aux origines du vivant ! http://paroledechercheurs.net/spip.php?article15 Wed, 18 Nov 2009 20:30:00 +0100 1:27:56 Agora des Savoirs, La formation de l'univers <p>Jean-Pierre</p> Luminet <p>Henri</p> Reboul <p>Jean-Pierre</p> Luminet <p>Henri</p> Reboul L'astrophysique et la cosmologie offrent aujourd'hui des indices permettant de remonter pas à pas le fil de l'histoire cosmique. Évolution de la vie modelée par la chute d'astéroïdes géants, naissance du système solaire déclenchée par l'explosion d'étoiles, genèse des éléments au coeur des supernovas, origine de l'espace et du temps déchiffrée dans le rayonnement fossile, ultimes mystères de l'origine : à travers l'oeuvre des visionnaires du big bang, un parcours imagé de 14 milliards d'années dans notre histoire la plus profonde... L'astrophysique et la cosmologie offrent aujourd'hui des indices permettant de remonter pas à pas le fil de l'histoire cosmique. Évolution de la vie modelée par la chute d'astéroïdes géants, naissance du système solaire déclenchée par l'explosion d'étoiles, genèse des éléments au coeur des supernovas, origine de l'espace et du temps déchiffrée dans le rayonnement fossile, ultimes mystères de l'origine : à travers l'oeuvre des visionnaires du big bang, un parcours imagé de 14 milliards d'années dans notre histoire la plus profonde... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article14 Wed, 11 Nov 2009 20:30:00 +0100 1:35:41 Agora des Savoirs, Quel monde préparons-nous ? <p>Jean-Claude</p> Guillebaud <p>Jean-Claude</p> Guillebaud Sans le savoir, nous sommes déjà entrés dans un nouveau monde. La rupture que nous vivons est si radicale que les changements vont, cette fois, bien plus vite que les idées. Nous avons du mal à penser véritablement la prodigieuse mutation anthropologique et historique dont nous sommes les témoins inquiets. La plupart de nos analyses, de nos discours et de nos querelles s'ancrent dans un passé révolu et entretiennent des oppositions d'autant plus théâtrales qu'elles sont vidées de tout contenu véritable. Un tel déphasage est redoutable. Il signifie que nous nous sentons de moins en moins capables d'agir sur le cours des choses. Nous sommes tentés de déserter l'histoire. Après nous le déluge... Pourtant, la sourde inquiétude qui habite nos sociétés doit être dépassée. Le monde « nouveau » qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l'émergence d'une modernité radicalement « autre », qui requiert notre engagement résolu. Elle ne se confond plus exclusivement avec l'Occident comme ce fut le cas pendant quatre siècles. Une longue séquence historique s'achève et la stricte hégémonie occidentale prend fin. Nous sommes en marche vers une modernité plurielle. Ce n'est pas une si mauvaise nouvelle... Sans le savoir, nous sommes déjà entrés dans un nouveau monde. La rupture que nous vivons est si radicale que les changements vont, cette fois, bien plus vite que les idées. Nous avons du mal à penser véritablement la prodigieuse mutation anthropologique et historique dont nous sommes les témoins inquiets. La plupart de nos analyses, de nos discours et de nos querelles s'ancrent dans un passé révolu et entretiennent des oppositions d'autant plus théâtrales qu'elles sont vidées de tout contenu véritable. Un tel déphasage est redoutable. Il signifie que nous nous sentons de moins en moins capables d'agir sur le cours des choses. Nous sommes tentés de déserter l'histoire. Après nous le déluge... Pourtant, la sourde inquiétude qui habite nos sociétés doit être dépassée. Le monde « nouveau » qui naît sous nos yeux est sans doute porteur de menaces mais plus encore de promesses. Il correspond à l'émergence d'une modernité radicalement « autre », qui requiert notre engagement résolu. Elle ne se confond plus exclusivement avec l'Occident comme ce fut le cas pendant quatre siècles. Une longue séquence historique s'achève et la stricte hégémonie occidentale prend fin. Nous sommes en marche vers une modernité plurielle. Ce n'est pas une si mauvaise nouvelle... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article189 Wed, 04 Nov 2009 20:30:00 +0100 1:29:49 Agora des Savoirs, Présentation générale <p>Hélène</p> Mandroux <p>Michaël</p> Delafosse <p>Hélène</p> Mandroux <p>Michaël</p> Delafosse http://paroledechercheurs.net/spip.php?article196 Wed, 04 Nov 2009 20:20:00 +0100 07:03