Saison 02 : Les Valeurs http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique147 http://www.montpellier.fr/3364-agor... Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.2.1 [23954] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2011 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) Saison 02 : Les Valeurs http://paroledechercheurs.net/local/cache-vignettes/L300xH300/rubon147-3352e.png?1540307912 http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique147 La barrière homme/animal va-t-elle tomber ? <p>Georges</p> Chapouthier <p>Julien</p> Peronnet <p>Georges</p> Chapouthier <p>Julien</p> Peronnet Les progrès de la biologie et la théorie de l'évolution ont révélé que l'homme et l'animal étaient très proches sur les plans de la nature et même de la culture. Mais est-ce à dire que l'homme perd ainsi toute spécifi cité ? Ou, pour le dire autrement : quelle place l'homme peut-il revendiquer aujourd'hui ? Et quel comportement moral devrait-il désormais adopter, à la lumière de toutes ces connaissances, à l'égard des animaux ? Les progrès de la biologie et la théorie de l'évolution ont révélé que l'homme et l'animal étaient très proches sur les plans de la nature et même de la culture. Mais est-ce à dire que l'homme perd ainsi toute spécifi cité ? Ou, pour le dire autrement : quelle place l'homme peut-il revendiquer aujourd'hui ? Et quel comportement moral devrait-il désormais adopter, à la lumière de toutes ces connaissances, à l'égard des animaux ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article368 Thu, 26 May 2011 20:30:00 +0200 57:56 barrière, animal, Agora des Savoirs, Les cellules souches et leurs enjeux éthiques, scientifiques et thérapeutiques <p>Carole</p> Crozet <p>John</p> De Vos <p>Carole</p> Crozet <p>John</p> De Vos Une cellule souche est une cellule qui peut donner non seulement naissance à d'autres cellules identiques à elles-mêmes mais également à des cellules, appelées matures, constituant notre organisme. Si ces propriétés en font des candidates idéales pour la Médecine Régénérative, elles peuvent néanmoins être dangereuses si elles sont mal maîtrisées (maturation inappropriée, tumeurs...). Selon leur origine (adulte ou embryonnaire) et leur utilisation scientifique et/ou médicale, elles peuvent être sujettes à de nombreux débats éthiques. Quels sont donc les risques, les enjeux scientifiques et éthiques, ainsi que les espoirs bien sûr, qu'offre la recherche sur les cellules souches ? Une cellule souche est une cellule qui peut donner non seulement naissance à d'autres cellules identiques à elles-mêmes mais également à des cellules, appelées matures, constituant notre organisme. Si ces propriétés en font des candidates idéales pour la Médecine Régénérative, elles peuvent néanmoins être dangereuses si elles sont mal maîtrisées (maturation inappropriée, tumeurs...). Selon leur origine (adulte ou embryonnaire) et leur utilisation scientifique et/ou médicale, elles peuvent être sujettes à de nombreux débats éthiques. Quels sont donc les risques, les enjeux scientifiques et éthiques, ainsi que les espoirs bien sûr, qu'offre la recherche sur les cellules souches ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article367 Wed, 18 May 2011 20:30:00 +0200 1:06:55 cellules souches, éthique, Agora des Savoirs, Enjeux éthiques, sociaux et politiques liés au développement de la biologie <p>Henri</p> Atlan <p>Hélène</p> Hagège <p>Henri</p> Atlan <p>Hélène</p> Hagège Les nouvelles représentations du vivant et l'explosion des biotechnologies ont créé des problèmes éthiques radicalement nouveaux sur la légitimité de leurs applications. Mais il existe en outre d'autres enjeux : ceux liés aux interactions difficiles bien qu'indispensables entre les trois pouvoirs de la parole : la scientifique, la politique et la médiatique. Les nouvelles représentations du vivant et l'explosion des biotechnologies ont créé des problèmes éthiques radicalement nouveaux sur la légitimité de leurs applications. Mais il existe en outre d'autres enjeux : ceux liés aux interactions difficiles bien qu'indispensables entre les trois pouvoirs de la parole : la scientifique, la politique et la médiatique. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article366 Wed, 11 May 2011 20:30:00 +0200 01:04:40 Enjeux, biologie, Agora des Savoirs, La psychanalyse a-t-elle encore quelque chose à nous dire ? <p>Henri</p> Rey-Flaud <p>Jean-Daniel</p> Causse <p>Henri</p> Rey-Flaud <p>Jean-Daniel</p> Causse Au temps qui est le nôtre, dominé par le discours de la science, l'homme est devenu un objet d'étude comme un autre. Les recherches en biologie, neurologie et génétique ont réduit le psychisme à un champ d'actions et d'interactions programmées, susceptibles d'être modifiées par des techniques de conditionnement. Dans ce « meilleur des mondes », où les notions de liberté et de responsabilité sont des références obsolètes, la découverte freudienne, qui a restaurée les droits du sujet humain sous les grimaces de la névrose et de la psychose, dégagée les racines du malaise de la civilisation et mise au jour les illusions des croyances aveugles, reste le seul espace où il soit encore possible de mettre en échec l'obscurantisme scientiste qui menace de nous submerger. Au temps qui est le nôtre, dominé par le discours de la science, l'homme est devenu un objet d'étude comme un autre. Les recherches en biologie, neurologie et génétique ont réduit le psychisme à un champ d'actions et d'interactions programmées, susceptibles d'être modifiées par des techniques de conditionnement. Dans ce « meilleur des mondes », où les notions de liberté et de responsabilité sont des références obsolètes, la découverte freudienne, qui a restaurée les droits du sujet humain sous les grimaces de la névrose et de la psychose, dégagée les racines du malaise de la civilisation et mise au jour les illusions des croyances aveugles, reste le seul espace où il soit encore possible de mettre en échec l'obscurantisme scientiste qui menace de nous submerger. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article365 Wed, 04 May 2011 20:30:00 +0200 1:05:311:04:40 Homme, psychanalyse, Agora des Savoirs, Evaluer la biodiversité, pour quoi faire ? <p>Jean-Michel</p> Salles <p>Jean-Michel</p> Salles La conservation de la biodiversité est désormais perçue comme un enjeu majeur qui concerne de nombreux choix individuels et collectifs. L'évaluation économique de la diversité s'est récemment développée comme un argument en faveur de politiques plus ambitieuses. Mais cette approche reste largement controversée, peut être parce qu'elle s'appuie sur un cadre conceptuel et des méthodes encore fragile et mal perçus par une partie de ceux qu'il s'agit de convaincre. Notre dépendance vis-à-vis des services que nos sociétés se procurent auprès des écosystèmes semble pourtant valider cette approche incertaine. Qu'appelle-t-on vraiment évaluer la biodiversité ? A quels coûts nous expose sa destruction ou sa dégradation ? La conservation de la biodiversité est désormais perçue comme un enjeu majeur qui concerne de nombreux choix individuels et collectifs. L'évaluation économique de la diversité s'est récemment développée comme un argument en faveur de politiques plus ambitieuses. Mais cette approche reste largement controversée, peut être parce qu'elle s'appuie sur un cadre conceptuel et des méthodes encore fragile et mal perçus par une partie de ceux qu'il s'agit de convaincre. Notre dépendance vis-à-vis des services que nos sociétés se procurent auprès des écosystèmes semble pourtant valider cette approche incertaine. Qu'appelle-t-on vraiment évaluer la biodiversité ? A quels coûts nous expose sa destruction ou sa dégradation ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article364 Wed, 27 Apr 2011 20:30:00 +0200 1:41:59 biodiversité, enjeu, Agora des Savoirs, Homme d'hier, homme de demain <p>Pascal</p> Nouvel <p>Muriel</p> Guedj <p>Pascal</p> Nouvel <p>Muriel</p> Guedj L'homme d'hier est l'homme des humanités, de la connaissance de lui-même par l'histoire, par la littérature et la philosophie, en un mot l'homme de l'humanisme. L'homme de demain est l'homme de la technique, du savoir rationnel sur lui-même et sur les sociétés dans lesquelles il vit, en un mot l'homme de la science. Et nous, qui sommes-nous, pris que nous sommes entre ces deux états de l'humain, tiraillés entre un hier humaniste et un demain scientifi que ? Sommes-nous voués à aller toujours davantage vers la science et ses raisons ou bien se pourrait-il que nous assistions à l'éternel retour des humanités et de leurs passions ? L'homme d'hier est l'homme des humanités, de la connaissance de lui-même par l'histoire, par la littérature et la philosophie, en un mot l'homme de l'humanisme. L'homme de demain est l'homme de la technique, du savoir rationnel sur lui-même et sur les sociétés dans lesquelles il vit, en un mot l'homme de la science. Et nous, qui sommes-nous, pris que nous sommes entre ces deux états de l'humain, tiraillés entre un hier humaniste et un demain scientifi que ? Sommes-nous voués à aller toujours davantage vers la science et ses raisons ou bien se pourrait-il que nous assistions à l'éternel retour des humanités et de leurs passions ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article363 Wed, 20 Apr 2011 20:30:00 +0200 53:58 Homme, demain, Agora des Savoirs, Se rendre superflu : la tentation du post-humain <p>Jean-Michel</p> Besnier <p>Michel</p> Robert <p>Jean-Michel</p> Besnier <p>Michel</p> Robert Sommes-nous devenus l'otage de techniques contraintes à nous "formater" pour remplir leurs fonctions ? Pouvons-nous consentir à être réduits au dispositif de boîtes noires seulement capables d'émettre et de recevoir des signaux ? Notre environnement sera demain peuplé d'objets intelligents ; nous connaîtrons après-demain la fusion de l'homme avec les machines ; nous serons finalement devenus superfl us... Mais d'où vient que l'humanité semble accepter à ce point d'en fi nir avec elle-même ? Sommes-nous devenus l'otage de techniques contraintes à nous "formater" pour remplir leurs fonctions ? Pouvons-nous consentir à être réduits au dispositif de boîtes noires seulement capables d'émettre et de recevoir des signaux ? Notre environnement sera demain peuplé d'objets intelligents ; nous connaîtrons après-demain la fusion de l'homme avec les machines ; nous serons finalement devenus superfl us... Mais d'où vient que l'humanité semble accepter à ce point d'en fi nir avec elle-même ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article328 Wed, 13 Apr 2011 20:30:00 +0200 1:22:05 tentation, post-humain, Agora des Savoirs, La redécouverte de Delphes <p>Dominique</p> Mulliez <p>Christophe</p> Chandezon <p>Dominique</p> Mulliez <p>Christophe</p> Chandezon Au début du viie siècle de notre ère, Delphes, le centre du monde antique, le lieu de l'oracle le plus vrai, sort de la mémoire des hommes pour près de huit siècles. En lieu et place du sanctuaire d'Apollon Pythien, les voyageurs ne découvrent plus qu'un misérable village de montagne, très éloigné de la richesse que laissent deviner les sources littéraires. À partir du xixe siècle, l'idée d'une fouille du sanctuaire s'impose progressivement. Au terme d'une négociation qui dura dix ans, l'État grec fi nit par accorder à l'École française d'Athènes la concession de la fouille du sanctuaire et de ses abords pour dix années (1892-1902). Mais il y avait un préalable : l'indemnisation des habitants, la démolition de leur village installé sur les ruines et sa réinstallation en un autre lieu. Il y fallait aussi des moyens, humains, techniques et financiers. C'est l'histoire de cette redécouverte d'un des sites majeurs de l'Antiquité grecque et de la « Grande fouille » conduite par l'École française d'Athènes que cette soirée vous invite à découvrir... Cette soirée est organisée en partenariat avec Les Mercredis de l'Antiquité. Au début du viie siècle de notre ère, Delphes, le centre du monde antique, le lieu de l'oracle le plus vrai, sort de la mémoire des hommes pour près de huit siècles. En lieu et place du sanctuaire d'Apollon Pythien, les voyageurs ne découvrent plus qu'un misérable village de montagne, très éloigné de la richesse que laissent deviner les sources littéraires. À partir du xixe siècle, l'idée d'une fouille du sanctuaire s'impose progressivement. Au terme d'une négociation qui dura dix ans, l'État grec fi nit par accorder à l'École française d'Athènes la concession de la fouille du sanctuaire et de ses abords pour dix années (1892-1902). Mais il y avait un préalable : l'indemnisation des habitants, la démolition de leur village installé sur les ruines et sa réinstallation en un autre lieu. Il y fallait aussi des moyens, humains, techniques et financiers. C'est l'histoire de cette redécouverte d'un des sites majeurs de l'Antiquité grecque et de la « Grande fouille » conduite par l'École française d'Athènes que cette soirée vous invite à découvrir... Cette soirée est organisée en partenariat avec Les Mercredis de l'Antiquité. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article327 Wed, 06 Apr 2011 20:30:00 +0200 1:14:46 Delphes, fouille, sanctuaire, Agora des Savoirs, Cette étrange idée de beau, l'esthétique à l'épreuve de la Chine <p>François</p> Jullien <p>François</p> Jullien Au fil des siècles, nous n'avons cessé de remettre en question l'idée que nous nous faisons du beau, les défi nitions que nous en donnons, les critères selon lesquels nous le défi nissons. Mais nous sommes-nous jamais interrogés sur l'idée même du beau, cette idée dont la métaphysique occidentale a fait un absolu, qu'elle a extraite et élevée au-dessus de la diversité du sensible et de ses formes ? Alors que nos dieux sont morts, le beau reste notre seul salut. Or la pensée chinoise n'a pas isolé - abstrait - « le beau ». Pour les Chinois, cette idée même de beau paraît profondément étrange. Faire jouer cet écart, l'interroger, permet de dégager d'autres possibles esthétiques qui ne se rangent pas sous la monopolisation du beau, de comprendre mieux certaines aventures de l'art contemporain. De quoi du moins sortir le beau des lieux communs qui l'épuisent : pour le rendre à son étrangeté. Au fil des siècles, nous n'avons cessé de remettre en question l'idée que nous nous faisons du beau, les défi nitions que nous en donnons, les critères selon lesquels nous le défi nissons. Mais nous sommes-nous jamais interrogés sur l'idée même du beau, cette idée dont la métaphysique occidentale a fait un absolu, qu'elle a extraite et élevée au-dessus de la diversité du sensible et de ses formes ? Alors que nos dieux sont morts, le beau reste notre seul salut. Or la pensée chinoise n'a pas isolé - abstrait - « le beau ». Pour les Chinois, cette idée même de beau paraît profondément étrange. Faire jouer cet écart, l'interroger, permet de dégager d'autres possibles esthétiques qui ne se rangent pas sous la monopolisation du beau, de comprendre mieux certaines aventures de l'art contemporain. De quoi du moins sortir le beau des lieux communs qui l'épuisent : pour le rendre à son étrangeté. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article326 Wed, 30 Mar 2011 20:30:00 +0200 1:33:54 Chine, le beau, Agora des Savoirs, À quoi sert l'identité nationale ? <p>Gérard</p> Noiriel <p>Sébastien</p> Cote <p>Gérard</p> Noiriel <p>Sébastien</p> Cote La question de l'identité nationale a été remise au centre de l'actualité politique à partir de 2007 avec la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale par le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy. Dans cette conférence,Gérard Noiriel retracera l'histoire de cette notion en montrant qu'elle s'est fixée au xixe siècle, lorsque les Etats nations ont imposé le grand partage entre les nationaux (« nous ») et les étrangers (« eux »). C'est au début de la Troisième République que le discours nationaliste commence à présenter l'immigration comme un « problème » et une menace pour l'identité française. Comment expliquer que ces stéréotypes soient encore en vigueur aujourd'hui ? Pourquoi les « Français d'origine étrangère », les Musulmans ou les Roms sont-ils encore montrés du doigt sur la place publique ? Telles sont les principales questions qui seront analysées dans cette conférence à la lumière de l'histoire. La question de l'identité nationale a été remise au centre de l'actualité politique à partir de 2007 avec la création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale par le nouveau président de la République Nicolas Sarkozy. Dans cette conférence,Gérard Noiriel retracera l'histoire de cette notion en montrant qu'elle s'est fixée au xixe siècle, lorsque les Etats nations ont imposé le grand partage entre les nationaux (« nous ») et les étrangers (« eux »). C'est au début de la Troisième République que le discours nationaliste commence à présenter l'immigration comme un « problème » et une menace pour l'identité française. Comment expliquer que ces stéréotypes soient encore en vigueur aujourd'hui ? Pourquoi les « Français d'origine étrangère », les Musulmans ou les Roms sont-ils encore montrés du doigt sur la place publique ? Telles sont les principales questions qui seront analysées dans cette conférence à la lumière de l'histoire. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article324 Mon, 16 May 2011 20:30:00 +0200 1:07:54 identité nationale, immigration, Agora des Savoirs, La vérité est-elle une valeur comme les autres ? <p>Olivier</p> Tinland <p>Vincent</p> Taissère <p>Olivier</p> Tinland <p>Vincent</p> Taissère De tout temps, le philosophe en quête de sagesse a trouvé sur sa route un obstacle de taille : le relativisme. S'il n'est de vérité que « construite » dans tel contexte par tel individu ou tel groupe, toute vérité semble condamnée à n'être que relative, précaire, provisoire. Une vérité relative peut-elle être une authentique vérité (universelle et nécessaire) ou se réduitelle à une simple opinion (particulière et contingente) dont la validité varierait au gré des fluctuations aléatoires de la bourse des valeurs ? Si la quête de vérité butte sur la diversité irréductible des points de vue, cela implique-t-il que le désir de savoir débouche fatalement sur le scepticisme ? Peut-on résister au relativisme, et si oui, comment ? De tout temps, le philosophe en quête de sagesse a trouvé sur sa route un obstacle de taille : le relativisme. S'il n'est de vérité que « construite » dans tel contexte par tel individu ou tel groupe, toute vérité semble condamnée à n'être que relative, précaire, provisoire. Une vérité relative peut-elle être une authentique vérité (universelle et nécessaire) ou se réduitelle à une simple opinion (particulière et contingente) dont la validité varierait au gré des fluctuations aléatoires de la bourse des valeurs ? Si la quête de vérité butte sur la diversité irréductible des points de vue, cela implique-t-il que le désir de savoir débouche fatalement sur le scepticisme ? Peut-on résister au relativisme, et si oui, comment ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article325 Wed, 23 Mar 2011 20:30:00 +0100 1:11:22 vérité, valeur, Agora des Savoirs, Voir et rêver le monde <p>Jean-Pierre</p> Verdet <p>Ana</p> Palacios <p>Jean-Pierre</p> Verdet <p>Ana</p> Palacios Des temps les plus anciens aux nuits de décembre 1609, où Galilée braqua sa lunette hollandaise vers les astres, les hommes restèrent égaux devant le ciel : chacun ne disposait que de son oeil associé à son intelligence. Des regards interrogateurs qu'ils portèrent vers la voûte céleste, les uns tirèrent une science qu'ils voulurent exacte ; les autres en tirèrent des règles empiriques touchant à l'agriculture, à la navigation, à la prévision du temps ou du destin de l'homme. Tous y enrichirent leur imaginaire. Mais le ciel est discret. Il se livre peu. Alors les hommes projetèrent au ciel plus d'images qu'ils n'en recevaient de messages : du ciel, ils ont fait le miroir et la mémoire du monde. De la cime des arbres au séjour des dieux, ils l'ont surchargé d'une foule de mythes, de légendes, de symboles et, bien sûr, d'images : celles qui vont suivre ce soir n'ont pas d'autre prétention que de donner à voir et à rêver un monde tantôt peuplé d'anges et de dieux, tantôt inscrit dans le corps de l'homme, tantôt décrit par des équations mathématiques ! Des temps les plus anciens aux nuits de décembre 1609, où Galilée braqua sa lunette hollandaise vers les astres, les hommes restèrent égaux devant le ciel : chacun ne disposait que de son oeil associé à son intelligence. Des regards interrogateurs qu'ils portèrent vers la voûte céleste, les uns tirèrent une science qu'ils voulurent exacte ; les autres en tirèrent des règles empiriques touchant à l'agriculture, à la navigation, à la prévision du temps ou du destin de l'homme. Tous y enrichirent leur imaginaire. Mais le ciel est discret. Il se livre peu. Alors les hommes projetèrent au ciel plus d'images qu'ils n'en recevaient de messages : du ciel, ils ont fait le miroir et la mémoire du monde. De la cime des arbres au séjour des dieux, ils l'ont surchargé d'une foule de mythes, de légendes, de symboles et, bien sûr, d'images : celles qui vont suivre ce soir n'ont pas d'autre prétention que de donner à voir et à rêver un monde tantôt peuplé d'anges et de dieux, tantôt inscrit dans le corps de l'homme, tantôt décrit par des équations mathématiques ! http://paroledechercheurs.net/spip.php?article323 Wed, 09 Mar 2011 20:30:00 +0100 1:45:46 rêver, monde, Agora des Savoirs, La civilisation de l'Islam au miroir des identités <p>Julien</p> Loiseau <p>Roxane</p> Chila <p>Julien</p> Loiseau <p>Roxane</p> Chila L'Islam tel qu'il est aujourd'hui vécu et représenté est le plus souvent ramené, par ses acteurs comme par ses spectateurs, à une irréductible identité, arabe de culture et musulmane de confession. Or, l'histoire du monde de l'Islam, qui s'est progressivement étendu depuis le Proche-Orient jusqu'à comprendre dans ses frontières le quart de l'humanité, révèle à l'inverse une civilisation qui fi t longtemps de la différence et de la pluralité des identités le principal ressort de son jeu social. S'il y eut bien une spécifi cité propre à l'histoire islamique, c'est d'avoir mis en compétition langues, ethnies et cultures. C'est d'avoir érigé la bigarrure en principe de société. L'Islam tel qu'il est aujourd'hui vécu et représenté est le plus souvent ramené, par ses acteurs comme par ses spectateurs, à une irréductible identité, arabe de culture et musulmane de confession. Or, l'histoire du monde de l'Islam, qui s'est progressivement étendu depuis le Proche-Orient jusqu'à comprendre dans ses frontières le quart de l'humanité, révèle à l'inverse une civilisation qui fi t longtemps de la différence et de la pluralité des identités le principal ressort de son jeu social. S'il y eut bien une spécifi cité propre à l'histoire islamique, c'est d'avoir mis en compétition langues, ethnies et cultures. C'est d'avoir érigé la bigarrure en principe de société. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article322 Wed, 02 Mar 2011 20:30:00 +0100 49:24 civilisation, Islam, identités, Agora des Savoirs, La France et l'Autre, entre universalisme et différencialisme <p>René</p> Otayek <p>René</p> Otayek Le rapport à l'Autre est depuis plusieurs années au coeur du débat public en France. De l'affaire du voile à celle du Niqab, en passant par le débat sur l'identité nationale et l'expulsion des Roms, c'est la question de la relation à l'altérité qui se trouve posée. Au-delà de l'instantanéité politique, l'appréhension de ce phénomène passe par le détour historique et la remise en perspective critique de ce que fut la mise en oeuvre du projet colonial : la construction d'un rapport à l'Autre où la « mission civilisatrice » de la colonisation et les valeurs de la République (Liberté, égalité, fraternité) furent régulièrement mises à mal par la violence consubstantielle au projet colonial. Le rapport à l'Autre est depuis plusieurs années au coeur du débat public en France. De l'affaire du voile à celle du Niqab, en passant par le débat sur l'identité nationale et l'expulsion des Roms, c'est la question de la relation à l'altérité qui se trouve posée. Au-delà de l'instantanéité politique, l'appréhension de ce phénomène passe par le détour historique et la remise en perspective critique de ce que fut la mise en oeuvre du projet colonial : la construction d'un rapport à l'Autre où la « mission civilisatrice » de la colonisation et les valeurs de la République (Liberté, égalité, fraternité) furent régulièrement mises à mal par la violence consubstantielle au projet colonial. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article321 Wed, 23 Feb 2011 20:30:00 +0100 1:09:39 universalisme, différencialisme, Agora des Savoirs, Autour de « La fabrique des images » <p>Philippe</p> Descola <p>Claude</p> Gautier <p>Philippe</p> Descola <p>Claude</p> Gautier Les images servent, entre autres choses, à stimuler et organiser la mémoire, à transmettre des informations et à exprimer des émotions. Au-delà de ces fonctions universelles, elles ont aussi le pouvoir de rendre présentes ce que l'on peut appeler des ontologies, c'est-à-dire des ensembles de qualités décelées dans les êtres et les choses. Les quatre principales jouent sur les contrastes entre le corps et les états de conscience : le totémisme (en Australie, par exemple), qui souligne la continuité matérielle et morale entre des humains et des non-humains ; l'analogisme (en Chine, dans le Mexique ancien ou à la Renaissance), qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités essentielles à structurer par des relations de correspondance ; l'animisme (en Amazonie ou en Sibérie), qui assimile les non-humains aux humains par leur intentionnalité et les en différencie par leur corps ; le naturalisme (en Europe à partir du xviie siècle), qui nous rattache aux non-humains par les continuités matérielles et nous en distingue par l'aptitude culturelle. Ces ontologies s'expriment dans des images de natures très diverses provenant des cinq continents dont on proposera une interprétation anthropologique. Les images servent, entre autres choses, à stimuler et organiser la mémoire, à transmettre des informations et à exprimer des émotions. Au-delà de ces fonctions universelles, elles ont aussi le pouvoir de rendre présentes ce que l'on peut appeler des ontologies, c'est-à-dire des ensembles de qualités décelées dans les êtres et les choses. Les quatre principales jouent sur les contrastes entre le corps et les états de conscience : le totémisme (en Australie, par exemple), qui souligne la continuité matérielle et morale entre des humains et des non-humains ; l'analogisme (en Chine, dans le Mexique ancien ou à la Renaissance), qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités essentielles à structurer par des relations de correspondance ; l'animisme (en Amazonie ou en Sibérie), qui assimile les non-humains aux humains par leur intentionnalité et les en différencie par leur corps ; le naturalisme (en Europe à partir du xviie siècle), qui nous rattache aux non-humains par les continuités matérielles et nous en distingue par l'aptitude culturelle. Ces ontologies s'expriment dans des images de natures très diverses provenant des cinq continents dont on proposera une interprétation anthropologique. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article315 Wed, 16 Feb 2011 20:30:00 +0100 1:31:43 image, fabrique, Agora des Savoirs, Les Grecs, les barbares et les autres dans l'Antiquité... et au-delà <p>François</p> Hartog <p>Marie-Pierre</p> Noël <p>François</p> Hartog <p>Marie-Pierre</p> Noël Quelle place les Grecs ont-ils assignée aux autres ? Comment, depuis Homère et jusque chez les modernes, ces partages ont-ils été transmis, repris, réinvestis ? C'est entre le vie et le ve siècle avant Jésus-Christ que « Barbare », dans le sens de non-Grec, vient former, associé avec « Grec », un concept antonyme et asymétrique, accouplant un nom propre « Hellènes » et une désignation générique « Barbaroi ». Les guerres médiques jouèrent assurément le rôle de catalyseur. Le champ de l'altérité s'en trouve redistribué et fixé pour longtemps autour de cette polarité nouvelle. Les Grecs d'un côté, face aux autres, à tous les autres, réunis par le seul fait de n'être pas Grecs. Il va de soi que cette classifi cation binaire et fortement asymétrique, conçue par les Grecs et pour eux, n'est maniable que par eux et n'est opératoire que pour eux. « Grecs », « barbares », « sauvages », « civilisés » : comment ces couples émergèrent-ils, furent-ils repris et transformés tout au long de l'histoire culturelle européenne ? Quelle place les Grecs ont-ils assignée aux autres ? Comment, depuis Homère et jusque chez les modernes, ces partages ont-ils été transmis, repris, réinvestis ? C'est entre le vie et le ve siècle avant Jésus-Christ que « Barbare », dans le sens de non-Grec, vient former, associé avec « Grec », un concept antonyme et asymétrique, accouplant un nom propre « Hellènes » et une désignation générique « Barbaroi ». Les guerres médiques jouèrent assurément le rôle de catalyseur. Le champ de l'altérité s'en trouve redistribué et fixé pour longtemps autour de cette polarité nouvelle. Les Grecs d'un côté, face aux autres, à tous les autres, réunis par le seul fait de n'être pas Grecs. Il va de soi que cette classifi cation binaire et fortement asymétrique, conçue par les Grecs et pour eux, n'est maniable que par eux et n'est opératoire que pour eux. « Grecs », « barbares », « sauvages », « civilisés » : comment ces couples émergèrent-ils, furent-ils repris et transformés tout au long de l'histoire culturelle européenne ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article314 Wed, 02 Feb 2011 20:30:00 +0100 1:07:58 Grecs, barbares, Antiquité, Agora des Savoirs, La Foi et le Roi, les guerres de religion <p>Nicolas</p> Le Roux <p>Pierre-Yves</p> Kirschleger <p>Nicolas</p> Le Roux <p>Pierre-Yves</p> Kirschleger Dans la deuxième moitié du xvie siècle, la France sombre dans des guerres civiles effroyables. Calvinistes et catholiques s'affrontent sans merci durant quatre décennies, et les violences culminent lors des massacres de la Saint-Barthélemy (1572). Les conflits religieux se doublent d'une crise politique sans précédent, et l'on assiste même à deux reprises à des régicides (1589 ; 1610). Pourquoi la France a-t-elle basculé dans ce chaos ? Quelles étaient les motivations des acteurs de ces conflits exceptionnels ? La monarchie a-t-elle réussi à se reconstruire autour de la fi gure sacrée du Roi ? Le principe de tolérance a-t-il vraiment vu le jour lors de cette période dramatique ? Dans la deuxième moitié du xvie siècle, la France sombre dans des guerres civiles effroyables. Calvinistes et catholiques s'affrontent sans merci durant quatre décennies, et les violences culminent lors des massacres de la Saint-Barthélemy (1572). Les conflits religieux se doublent d'une crise politique sans précédent, et l'on assiste même à deux reprises à des régicides (1589 ; 1610). Pourquoi la France a-t-elle basculé dans ce chaos ? Quelles étaient les motivations des acteurs de ces conflits exceptionnels ? La monarchie a-t-elle réussi à se reconstruire autour de la fi gure sacrée du Roi ? Le principe de tolérance a-t-il vraiment vu le jour lors de cette période dramatique ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article313 Wed, 26 Jan 2011 20:30:00 +0100 1:19:39 religion, Foi, catholiques, calvinistes, Agora des Savoirs, Galilée, homme de science et de culture <p>Jean-Marc</p> Lévy-Leblond <p>Jean-Marc</p> Lévy-Leblond Nous avons célébré fin 2009 le quatre-centième anniversaire des découvertes astronomiques de Galilée qui fit passer l'humanité « du monde clos à l'univers infini ». Or, si Galilée a été cet immense savant, fondateur emblématique de la science moderne, c'est qu'il était avant tout homme de culture. Ses lieux et milieux de formation puis de travail, à Florence, Venise, puis Florence à nouveau, en firent un excellent connaisseur de la littérature, de la musique et de la peinture de son temps, qui prit une part active aux débats de la critique artistique et littéraire. Mieux encore, ses compétences culturelles se révélèrent essentielles pour son travail scientifi que. Tant les sujets que les méthodes et les formes d'exposition de ses recherches sont étroitement liés à sa profonde insertion dans la culture et les humanités... Nous avons célébré fin 2009 le quatre-centième anniversaire des découvertes astronomiques de Galilée qui fit passer l'humanité « du monde clos à l'univers infini ». Or, si Galilée a été cet immense savant, fondateur emblématique de la science moderne, c'est qu'il était avant tout homme de culture. Ses lieux et milieux de formation puis de travail, à Florence, Venise, puis Florence à nouveau, en firent un excellent connaisseur de la littérature, de la musique et de la peinture de son temps, qui prit une part active aux débats de la critique artistique et littéraire. Mieux encore, ses compétences culturelles se révélèrent essentielles pour son travail scientifi que. Tant les sujets que les méthodes et les formes d'exposition de ses recherches sont étroitement liés à sa profonde insertion dans la culture et les humanités... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article312 Wed, 19 Jan 2011 20:30:00 +0100 1:17:51 Galilée, précurseur, Agora des Savoirs, En quoi les économistes croient-ils ? <p>Benoît</p> Prévost <p>Cyrille</p> Ferraton <p>Benoît</p> Prévost <p>Cyrille</p> Ferraton Les économistes sont en même temps partout et nulle part. On les soupçonne de soutenir le développement d'une économie de marché ravageuse, d'avoir favorisé l'expansion de marchés fi nanciers destructeurs, et en même temps d'avoir été incapables de produire les moindres prévisions permettant de prévenir les crises ou d'en panser les plaies. Les économistes sont-ils alors trop écoutés par les politiques et n'ont-ils rien à dire lorsqu'on aurait besoin d'eux ? Conseillers du Prince ils peuvent être décriés comme des technocrates appliquant aveuglément quelques principes, qu'ils soient libéraux ou dirigistes ; lorsqu'ils restent à leur place d'analystes de la manière dont les sociétés fonctionnent du point de vue économique, on leur reproche de produire des prévisions souvent contradictoires entre elles et rarement fiables. Les économistes sont-ils seulement capables d'anticiper le taux de croissance du PIB sur 1 an ? Sont-ils capables de nous dire ce que sera la situation économique à l'heure où notre système de retraites sera en péril dans cinq, dix ou vingt ans ? Les économistes sont-ils capables d'aider le monde politique à répondre à un ensemble de questions sociales laissées sans solution ? Pour le savoir, il faudrait savoir en quoi croient les économistes. Et comprendre ce en quoi croient les économistes revient souvent à comprendre aussi ce en quoi croient les critiques de l'économie, dans un jeu de miroirs déformants... Les économistes sont en même temps partout et nulle part. On les soupçonne de soutenir le développement d'une économie de marché ravageuse, d'avoir favorisé l'expansion de marchés fi nanciers destructeurs, et en même temps d'avoir été incapables de produire les moindres prévisions permettant de prévenir les crises ou d'en panser les plaies. Les économistes sont-ils alors trop écoutés par les politiques et n'ont-ils rien à dire lorsqu'on aurait besoin d'eux ? Conseillers du Prince ils peuvent être décriés comme des technocrates appliquant aveuglément quelques principes, qu'ils soient libéraux ou dirigistes ; lorsqu'ils restent à leur place d'analystes de la manière dont les sociétés fonctionnent du point de vue économique, on leur reproche de produire des prévisions souvent contradictoires entre elles et rarement fiables. Les économistes sont-ils seulement capables d'anticiper le taux de croissance du PIB sur 1 an ? Sont-ils capables de nous dire ce que sera la situation économique à l'heure où notre système de retraites sera en péril dans cinq, dix ou vingt ans ? Les économistes sont-ils capables d'aider le monde politique à répondre à un ensemble de questions sociales laissées sans solution ? Pour le savoir, il faudrait savoir en quoi croient les économistes. Et comprendre ce en quoi croient les économistes revient souvent à comprendre aussi ce en quoi croient les critiques de l'économie, dans un jeu de miroirs déformants... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article311 Wed, 12 Jan 2011 20:30:00 +0100 1:33:46 économie, croyances, Agora des Savoirs, La géographie comme manière de réenchanter le monde <p>Jean-Robert</p> Pitte <p>Caroline</p> Calandras <p>Jean-Robert</p> Pitte <p>Caroline</p> Calandras La géographie est la science qui permet de mieux habiter la planète, de mieux en partager les richesses, de mieux vivre ensemble dans la diversité des cultures ouvertes sur l'échange, d'être meilleur citoyen du monde. Elle est l'antidote du choc des civilisations, de la fin de l'histoire et de toutes les peurs millénaristes. C'est en outre le plus sûr moyen de réenchanter le monde. La géographie est la science qui permet de mieux habiter la planète, de mieux en partager les richesses, de mieux vivre ensemble dans la diversité des cultures ouvertes sur l'échange, d'être meilleur citoyen du monde. Elle est l'antidote du choc des civilisations, de la fin de l'histoire et de toutes les peurs millénaristes. C'est en outre le plus sûr moyen de réenchanter le monde. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article305 Wed, 05 Jan 2011 20:30:00 +0100 1:09:20 géographie, réenchanter, Agora des Savoirs, Lamarck et la biodiversité . Aux origines du transformisme scientifique <p>Stephen</p> Baghdiguian <p>Monique</p> Vianey-Liaud <p>Stephen</p> Baghdiguian <p>Monique</p> Vianey-Liaud Le 21 floréal de l'an 8 de la république (1800 pour le reste du monde), Lamarck prononçait dans l'amphithéâtre du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, le premier discours scientifique sur l'évolution des espèces (Discours d'ouverture du cours de zoologie...). Cette avancée conceptuelle majeure n'aurait pu se faire sans les riches collections du Muséum. C'est l'accès à ce formidable concentré de biodiversité qu'est le Muséum, alimenté qu'il fut par plusieurs siècles de voyages naturalistes, combiné à l'« esprit de système » qu'il adopta alors, qui conduit Lamarck à cette réforme majeure de notre vision du monde. Le 21 floréal de l'an 8 de la république (1800 pour le reste du monde), Lamarck prononçait dans l'amphithéâtre du Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris, le premier discours scientifique sur l'évolution des espèces (Discours d'ouverture du cours de zoologie...). Cette avancée conceptuelle majeure n'aurait pu se faire sans les riches collections du Muséum. C'est l'accès à ce formidable concentré de biodiversité qu'est le Muséum, alimenté qu'il fut par plusieurs siècles de voyages naturalistes, combiné à l'« esprit de système » qu'il adopta alors, qui conduit Lamarck à cette réforme majeure de notre vision du monde. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article303 Wed, 15 Dec 2010 20:30:00 +0100 1:08:16 Lamarck, biodiversité, Agora des Savoirs, Les sciences arabes, de l'héritage gréco-indien à leur réception européenne <p>Ahmed</p> Djebbar <p>Thomas</p> Hausberger <p>Ahmed</p> Djebbar <p>Thomas</p> Hausberger Il y a bien longtemps... naquit en Méditerranée orientale une nouvelle tradition scientifique, tradition nourrie de sources anciennes, mésopotamiennes, persanes, indiennes et surtout grecques, tradition qui eut essentiellement pour langue, et ce pendant des siècles, l'arabe. Les sciences se développèrent alors dans de nombreux foyers de l'empire musulman : le Croissant fertile, l'Asie centrale, Al-Andalus, le Maghreb bien sûr. Quels furent donc les domaines dans lesquels les scientifi ques de cette civilisation apportèrent des contributions décisives ? Et comment, à partir du xie siècle, une circulation partielle des corpus scientifiques grec et arabe autour de la Méditerranée s'établit-elle, aboutissant finalement à l'appropriation de ce savoir en Europe ? Il y a bien longtemps... naquit en Méditerranée orientale une nouvelle tradition scientifique, tradition nourrie de sources anciennes, mésopotamiennes, persanes, indiennes et surtout grecques, tradition qui eut essentiellement pour langue, et ce pendant des siècles, l'arabe. Les sciences se développèrent alors dans de nombreux foyers de l'empire musulman : le Croissant fertile, l'Asie centrale, Al-Andalus, le Maghreb bien sûr. Quels furent donc les domaines dans lesquels les scientifi ques de cette civilisation apportèrent des contributions décisives ? Et comment, à partir du xie siècle, une circulation partielle des corpus scientifiques grec et arabe autour de la Méditerranée s'établit-elle, aboutissant finalement à l'appropriation de ce savoir en Europe ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article304 Wed, 08 Dec 2010 20:30:00 +0100 1:48:33 héritage, sciences arabes, Agora des Savoirs, L'histoire de l'école de médecine de Montpellier <p>Thierry</p> Lavabre-Bertrand <p>Béatrice</p> Bakhouche <p>Thierry</p> Lavabre-Bertrand <p>Béatrice</p> Bakhouche Centre médical réputé depuis ses origines, Montpellier est le siège depuis 1220 d'une Ecole de médecine offi cielle. Celle-ci, tout en s'adaptant aux changements de la science au cours des temps, a cherché à préserver, sous différentes formes, un attachement fort à une conception humaniste de la médecine. Bien sûr, ce défi demeure plus que jamais aujourd'hui. Centre médical réputé depuis ses origines, Montpellier est le siège depuis 1220 d'une Ecole de médecine offi cielle. Celle-ci, tout en s'adaptant aux changements de la science au cours des temps, a cherché à préserver, sous différentes formes, un attachement fort à une conception humaniste de la médecine. Bien sûr, ce défi demeure plus que jamais aujourd'hui. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article293 Wed, 01 Dec 2010 20:30:00 +0100 01:12:42 Agora des Savoirs, Vivre avec les anciens aujourd'hui : sages et savants de l'Antiquité <p>Roger-Pol</p> Droit <p>Joan-Antoine</p> Mallet <p>Roger-Pol</p> Droit <p>Joan-Antoine</p> Mallet Dans l'enseignement, les humanités sont depuis longtemps désertées : on apprend de moins en moins le grec et le latin, la mythologie semble devenue lettre morte. Pourtant, les sagesses antiques continuent d'attirer, les écoles philosophiques d'Athènes ou de Rome fascinent plus que jamais. Quelles lacunes de notre époque la fréquentation des textes de l'Antiquité peut-elle donc bien combler ? Les exemples de Socrate, Epicure, Sénèque serviront de points d'appui pour répondre à cette question. Il ne s'agit pas de retourner dans le passé, ni de refaire des Anciens des modèles, mais d'y chercher peut-être ce qui nous fait défaut. Dans l'enseignement, les humanités sont depuis longtemps désertées : on apprend de moins en moins le grec et le latin, la mythologie semble devenue lettre morte. Pourtant, les sagesses antiques continuent d'attirer, les écoles philosophiques d'Athènes ou de Rome fascinent plus que jamais. Quelles lacunes de notre époque la fréquentation des textes de l'Antiquité peut-elle donc bien combler ? Les exemples de Socrate, Epicure, Sénèque serviront de points d'appui pour répondre à cette question. Il ne s'agit pas de retourner dans le passé, ni de refaire des Anciens des modèles, mais d'y chercher peut-être ce qui nous fait défaut. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article292 Wed, 24 Nov 2010 20:30:00 +0100 55:52 Agora des Savoirs, L'homme de Néanderthal valait-il moins qu'homo sapiens ? <p>Marylène</p> Patou-Mathis <p>Pierre-Olivier</p> Antoine <p>Marylène</p> Patou-Mathis <p>Pierre-Olivier</p> Antoine Comme nous, Néanderthal appartient à la grande famille des Hominidés. En cela, il fait partie de notre mémoire collective. Parce qu'il est à la fois si proche et si différent de nous, parmi tous nos ancêtres, c'est sans doute le plus fascinant. Néanderthal, durant 300 000 ans, a évolué physiquement et modifié ses comportements. Pourtant, Néanderthal a disparu. S'il n'a certes pas réalisé toutes les choses que fera plus tard l'homme moderne, il était aussi « intelligent » que lui car il ne faut pas confondre réalisations et capacités. Néanderthal était différent de nous, mais, être différent ne veut pas dire être inférieur ! Ni supérieur d'ailleurs. Certains penseront alors, pourquoi a-t-il disparu ? À quoi on pourrait répondre cela : Néanderthal a vécu près de 300 000 ans, et nous, combien de temps vivrons-nous ? Comme nous, Néanderthal appartient à la grande famille des Hominidés. En cela, il fait partie de notre mémoire collective. Parce qu'il est à la fois si proche et si différent de nous, parmi tous nos ancêtres, c'est sans doute le plus fascinant. Néanderthal, durant 300 000 ans, a évolué physiquement et modifié ses comportements. Pourtant, Néanderthal a disparu. S'il n'a certes pas réalisé toutes les choses que fera plus tard l'homme moderne, il était aussi « intelligent » que lui car il ne faut pas confondre réalisations et capacités. Néanderthal était différent de nous, mais, être différent ne veut pas dire être inférieur ! Ni supérieur d'ailleurs. Certains penseront alors, pourquoi a-t-il disparu ? À quoi on pourrait répondre cela : Néanderthal a vécu près de 300 000 ans, et nous, combien de temps vivrons-nous ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article291 Wed, 17 Nov 2010 20:30:00 +0100 01:46:54 Néanderthal, Préhistoire, Agora des Savoirs, Le mythe de la science fonctionne-t-il encore ? <p>Dominique</p> Lecourt <p>Pascal</p> Nouvel <p>Dominique</p> Lecourt <p>Pascal</p> Nouvel Le dix neuvième siècle a inventé et répandu le "mythe de la science". Les contemporains de la révolution industrielle en ont donné et diffusé deux versions : celle de la toute-puissance et celle de l'émancipation. Ce mythe apparaît aujourd'hui fallacieux. La toute puissance est à manier avec précaution ; la prétendue émancipation couvre bien des asservissements intellectuels. Au "mythe de la science" semble se substituer un retour au mythe de la nature... Le dix neuvième siècle a inventé et répandu le "mythe de la science". Les contemporains de la révolution industrielle en ont donné et diffusé deux versions : celle de la toute-puissance et celle de l'émancipation. Ce mythe apparaît aujourd'hui fallacieux. La toute puissance est à manier avec précaution ; la prétendue émancipation couvre bien des asservissements intellectuels. Au "mythe de la science" semble se substituer un retour au mythe de la nature... http://paroledechercheurs.net/spip.php?article290 Wed, 10 Nov 2010 20:30:00 +0100 55:50 Agora des Savoirs, L'inestimable <p>Sylviane</p> Agacinski <p>Sylviane</p> Agacinski Notre époque est mal à l'aise avec les valeurs, parce que sa passion de l'égalité lui fait craindre les hiérarchies. Mais si tout se vaut, rien ne vaut. On se souvient d'Alceste, dans Le Misanthrope, s'emportant contre le lâche refus de juger de la valeur d'un poète : « car c'est n'estimer rien, qu'estimer tout le monde. » Mais qu'est-ce donc qu'estimer ? Estimer quelqu'un, c'est lui reconnaître une dignité propre, un mérite - courage, honnêteté, voire intelligence, talent ou génie. L'estime s'accompagne de respect, et d'admiration. On peut admirer et respecter la nature : l'océan, la forêt, la faune et la flore, leur beauté, leur diversité. L'estime s'adresse ainsi à la valeur des choses ou des êtres, c'est à dire à leurs qualités, à leur nature propre. Tout autre est l'estimation qui juge ou évalue une quantité. Elle est quantitative et comptable : on estime une distance, une durée, une population, l'âge de quelqu'un, le prix d'une marchandise ou d'un patrimoine (en euros, en dollars, ou en une autre monnaie). Qu'elle soit approximative ou exacte, l'évaluation des quantités règne aussi bien sur le marché que dans les sciences. Les valeurs quantitatives répondent à la question : combien ? « Le pape, combien de divisions ? » aurait demandé Staline en 1945. Mais tout est-il mesurable et échangeable ? Tout a-t-il un prix ? On se souvient de Kant : les choses ont un prix, la personne a une dignité. En tant qu'elle a droit à une estime absolue, elle est sans prix, inéchangeable, inestimable. Je voudrais poser la question philosophique des rapports entre nos différentes façons d'évaluer et suggérer qu'une civilisation repose sur des valeurs inestimables. Sylviane Agacinski sera présentée par Régis Penalva, programmateur de l'Agora des savoirs Notre époque est mal à l'aise avec les valeurs, parce que sa passion de l'égalité lui fait craindre les hiérarchies. Mais si tout se vaut, rien ne vaut. On se souvient d'Alceste, dans Le Misanthrope, s'emportant contre le lâche refus de juger de la valeur d'un poète : « car c'est n'estimer rien, qu'estimer tout le monde. » Mais qu'est-ce donc qu'estimer ? Estimer quelqu'un, c'est lui reconnaître une dignité propre, un mérite - courage, honnêteté, voire intelligence, talent ou génie. L'estime s'accompagne de respect, et d'admiration. On peut admirer et respecter la nature : l'océan, la forêt, la faune et la flore, leur beauté, leur diversité. L'estime s'adresse ainsi à la valeur des choses ou des êtres, c'est à dire à leurs qualités, à leur nature propre. Tout autre est l'estimation qui juge ou évalue une quantité. Elle est quantitative et comptable : on estime une distance, une durée, une population, l'âge de quelqu'un, le prix d'une marchandise ou d'un patrimoine (en euros, en dollars, ou en une autre monnaie). Qu'elle soit approximative ou exacte, l'évaluation des quantités règne aussi bien sur le marché que dans les sciences. Les valeurs quantitatives répondent à la question : combien ? « Le pape, combien de divisions ? » aurait demandé Staline en 1945. Mais tout est-il mesurable et échangeable ? Tout a-t-il un prix ? On se souvient de Kant : les choses ont un prix, la personne a une dignité. En tant qu'elle a droit à une estime absolue, elle est sans prix, inéchangeable, inestimable. Je voudrais poser la question philosophique des rapports entre nos différentes façons d'évaluer et suggérer qu'une civilisation repose sur des valeurs inestimables. Sylviane Agacinski sera présentée par Régis Penalva, programmateur de l'Agora des savoirs http://paroledechercheurs.net/spip.php?article289 Wed, 03 Nov 2010 20:30:00 +0100 01:33:32 Agora des Savoirs,