HiPhis - Histoire et philosophie des sciences http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique161 2009 et 2010. Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.2.1 [23954] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2011 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) HiPhis - Histoire et philosophie des sciences http://paroledechercheurs.net/local/cache-vignettes/L600xH600/rubon161-1db0d.jpg?1540363847 http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique161 L'objectivité du discours juridique en question : le juriste peut-il parler du droit sans parler d'autre chose ? <p>Jean-Jacques</p> Sueur <p>Jean-Jacques</p> Sueur http://paroledechercheurs.net/spip.php?article403 Tue, 17 May 2011 17:30:00 +0200 1:00:07 Discours, Sport et médecine d'amélioration : aspects éthiques et philosophiques <p>Jean-Noël</p> Missa <p>Jean-Noël</p> Missa http://paroledechercheurs.net/spip.php?article399 Tue, 10 May 2011 17:30:00 +0200 1:06:25 dopage, Is scientific knowledge objective ? <p>Peter</p> Heering <p>Peter</p> Heering http://paroledechercheurs.net/spip.php?article393 Tue, 19 Apr 2011 17:30:00 +0200 57:45 connaissance, Ludwik Fleck, La biologie synthétique, des « chimères » à l'ingénierie. Aspects historiques et épistémologiques <p>Stéphane</p> Tirard <p>Stéphane</p> Tirard La biologie synthétique s'impose aujourd'hui comme un nouveau champ disciplinaire et s'illustre par des résultats aussi remarquables scientifiquement que spectaculaires, tels que la synthèse, en 2010, d'un génome complet de bactérie par une équipe du Craig Venter Institute. Ces nouveaux possibles appellent une réflexion sur la distinction entre synthèse du vivant et biologie synthétique. Nous proposons de l'éclairer par un regard historique et épistémologique porté sur des travaux allant de la Biologie synthétique de Stéphane Leduc, au début du XXe siècle, jusqu'aux récents développements du génie génétique, en passant notamment par certaines approches de la question des origines de la vie. La biologie synthétique s'impose aujourd'hui comme un nouveau champ disciplinaire et s'illustre par des résultats aussi remarquables scientifiquement que spectaculaires, tels que la synthèse, en 2010, d'un génome complet de bactérie par une équipe du Craig Venter Institute. Ces nouveaux possibles appellent une réflexion sur la distinction entre synthèse du vivant et biologie synthétique. Nous proposons de l'éclairer par un regard historique et épistémologique porté sur des travaux allant de la Biologie synthétique de Stéphane Leduc, au début du XXe siècle, jusqu'aux récents développements du génie génétique, en passant notamment par certaines approches de la question des origines de la vie. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article344 Tue, 22 Mar 2011 17:30:00 +0100 1:28:59 biologie, ingénierie, Les modèles mathématiques, ressources ou mirages ? <p>Jean-Pierre</p> Bourguignon <p>Jean-Pierre</p> Bourguignon Les mathématiques sont nées de la volonté de comprendre le monde qui nous entoure en essayant d'abstraire de diverses situations des structures opératoires jusqu'à constituer une science à part entière avec ses concepts fondateurs, ses techniques et ses problèmes internes. Cette épopée n'a bien entendu pas fait cesser les questionnements extérieurs aux mathématiques qui ont continué à les stimuler, à les enrichir et à leur poser des défis. Le retour des connaissances mathématiques s'est opéré et s'opère via la construction de modèles qui traitent d'une réalité assez brute ou d'une réalité construite par exemple dans le champ d'autres sciences. L'importance prise dans un certain nombre de situations par l'utilisation de modèles mathématiques rend leur usage critique et quelquefois critiqué. Du coup on peut légitimement se demander s'il s'agit de ressources ou de mirages. Quelles sont les conséquences de cet état de fait sur les mathématiques et pour les mathématiciens ? Les mathématiciens peuvent-ils ignorer les questions de tous ordres que posent les modèles s'appuyant sur leur discipline ? Quels sont les enjeux d'un tel questionnement dans la pratique professionnelle, dans l'enseignement et dans l'appréhension que font de cette discipline les autres acteurs de la société ? Les mathématiques sont nées de la volonté de comprendre le monde qui nous entoure en essayant d'abstraire de diverses situations des structures opératoires jusqu'à constituer une science à part entière avec ses concepts fondateurs, ses techniques et ses problèmes internes. Cette épopée n'a bien entendu pas fait cesser les questionnements extérieurs aux mathématiques qui ont continué à les stimuler, à les enrichir et à leur poser des défis. Le retour des connaissances mathématiques s'est opéré et s'opère via la construction de modèles qui traitent d'une réalité assez brute ou d'une réalité construite par exemple dans le champ d'autres sciences. L'importance prise dans un certain nombre de situations par l'utilisation de modèles mathématiques rend leur usage critique et quelquefois critiqué. Du coup on peut légitimement se demander s'il s'agit de ressources ou de mirages. Quelles sont les conséquences de cet état de fait sur les mathématiques et pour les mathématiciens ? Les mathématiciens peuvent-ils ignorer les questions de tous ordres que posent les modèles s'appuyant sur leur discipline ? Quels sont les enjeux d'un tel questionnement dans la pratique professionnelle, dans l'enseignement et dans l'appréhension que font de cette discipline les autres acteurs de la société ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article258 Tue, 18 May 2010 17:30:00 +0200 1:06:20 Modèles mathématiques, Nanotechnologies : profil d'une technoscience <p>Bernadette</p> Bensaude-Vincent <p>Bernadette</p> Bensaude-Vincent On propose un regard anthropologique sur les nanotechnologies. Après un bref rappel de diverses définitions de la technoscience forgées dans les années 1980, on tentera de préciser dans quelle direction les nanotechnologies font évoluer le concept de technoscience. 1) les nanotechnologies transforment les briques élémentaires de la matière comme du vivant en dispositifs ou machines. Ce regard ingénieur efface les distinctions entre nature et artifice comme entre inerte et vivant. Il s'agit moins de se rendre « maître et possesseur » de la nature que de la refaçonner au gré de nos projets. 2) les nanotechnologies transforment l'organisation de la recherche : à l'idéal désormais classique d'interdisciplinarité succède un véritable programme de convergence des disciplines à l'échelle du nanomètre. La recherche réputée pure ou libre est de plus en plus orientée vers des objectifs, avec feuilles de route et soumise à une gestion managériale. 3) les nanotechnologies transforment les rapports entre science, technique et société. Loin de chercher à « produire » des résultats neutres, on admet désormais qu'aux valeurs épistémiques s'ajoutent des valeurs sociales, environnementales etc.. D'où la tendance à enrôler dans les programmes de recherche des spécialistes de sciences humaines aux côtés des chercheurs en sciences de la nature. On propose un regard anthropologique sur les nanotechnologies. Après un bref rappel de diverses définitions de la technoscience forgées dans les années 1980, on tentera de préciser dans quelle direction les nanotechnologies font évoluer le concept de technoscience. 1) les nanotechnologies transforment les briques élémentaires de la matière comme du vivant en dispositifs ou machines. Ce regard ingénieur efface les distinctions entre nature et artifice comme entre inerte et vivant. Il s'agit moins de se rendre « maître et possesseur » de la nature que de la refaçonner au gré de nos projets. 2) les nanotechnologies transforment l'organisation de la recherche : à l'idéal désormais classique d'interdisciplinarité succède un véritable programme de convergence des disciplines à l'échelle du nanomètre. La recherche réputée pure ou libre est de plus en plus orientée vers des objectifs, avec feuilles de route et soumise à une gestion managériale. 3) les nanotechnologies transforment les rapports entre science, technique et société. Loin de chercher à « produire » des résultats neutres, on admet désormais qu'aux valeurs épistémiques s'ajoutent des valeurs sociales, environnementales etc.. D'où la tendance à enrôler dans les programmes de recherche des spécialistes de sciences humaines aux côtés des chercheurs en sciences de la nature. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article245 Tue, 06 Apr 2010 17:30:00 +0200 59:48 nanotechnologie, technoscience, L'exigence démonstrative comme éthique <p>Michel</p> Blay <p>Michel</p> Blay A l'occasion d'une approche à la fois historique et philosophique nous voudrions revenir, au cours de cette conférence, sur l'exigence démonstrative et sa valeur sociale. En effet, il ne suffit pas de critiquer, cela est facile, de dire que l'on est pas d'accord (comme on le fait dans les blogs), encore faut-il prouver et démontrer. C'est à cette condition seulement que peut s'instaurer dans l'histoire, la liberté de chacun et l'émancipation de tous, que peut, en un mot, s'instaurer un éthique partagée. A l'occasion d'une approche à la fois historique et philosophique nous voudrions revenir, au cours de cette conférence, sur l'exigence démonstrative et sa valeur sociale. En effet, il ne suffit pas de critiquer, cela est facile, de dire que l'on est pas d'accord (comme on le fait dans les blogs), encore faut-il prouver et démontrer. C'est à cette condition seulement que peut s'instaurer dans l'histoire, la liberté de chacun et l'émancipation de tous, que peut, en un mot, s'instaurer un éthique partagée. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article229 Tue, 09 Mar 2010 17:30:00 +0100 1:05:10 L'internet social (ou Web 2.0) : opportunités, impact et défis <p>Patrick</p> Valduriez <p>Patrick</p> Valduriez Le Web nous a offert un espace virtuel et infini d'informations, d'une grande facilité d'accès et de traitement. Il a ainsi permis de démocratiser l'accès à l'information et donc à la connaissance. Pendant longtemps, cette information a été mise en ligne par des sites contrôlés par des organisations, des entreprises ou des états. Le Web 2.0, en plaçant l'utilisateur au centre du processus de production d'information et en lui permettant une communication directe et instantanée avec les autres utilisateurs, change radicalement notre rapport à l'information. Ainsi, des opportunités immenses d'usages novateurs, comme les communautés professionnelles en ligne ou les réseaux sociaux, sont offertes. A terme, une véritable intelligence collective, productrice de connaissances, peut émerger, avec un impact profond sur l'éducation, la culture et la société. Mais il y a aussi des défis qui nous concernent tous comme l'atteinte à la vie privée, la désinformation ou l'utilisation malveillante de l'information. Le Web nous a offert un espace virtuel et infini d'informations, d'une grande facilité d'accès et de traitement. Il a ainsi permis de démocratiser l'accès à l'information et donc à la connaissance. Pendant longtemps, cette information a été mise en ligne par des sites contrôlés par des organisations, des entreprises ou des états. Le Web 2.0, en plaçant l'utilisateur au centre du processus de production d'information et en lui permettant une communication directe et instantanée avec les autres utilisateurs, change radicalement notre rapport à l'information. Ainsi, des opportunités immenses d'usages novateurs, comme les communautés professionnelles en ligne ou les réseaux sociaux, sont offertes. A terme, une véritable intelligence collective, productrice de connaissances, peut émerger, avec un impact profond sur l'éducation, la culture et la société. Mais il y a aussi des défis qui nous concernent tous comme l'atteinte à la vie privée, la désinformation ou l'utilisation malveillante de l'information. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article214 Tue, 09 Feb 2010 17:30:00 +0100 1:31:45 Internet, Web 2.0, Réseaux sociaux en ligne, Communautés professionnelles, Le droit : art, dogmatique ou science ? <p>François</p> Ost <p>François</p> Ost La scientificité du droit est problématique. D'aucuns, en effet ( notamment les praticiens), le tiennent plutôt pour une pratique relevant du savoir faire ou de l'art, tandis que d'autres font observer que sa production théorique et universitaire est qualifiée de "doctrine" ou de " dogmatique" - deux genres de discours peu susceptibles de changement de paradigme. On se propose de reprendre ces questions à frais nouveaux au bénéfice de la distinction entre science au sens faible et science au sens fort, et on s'attachera à dégager les conditions nécessaires d'une étude du droit qui relèverait d'une véritable scientificité. Pour terminer, on abordera, à propos du droit de l'environnement, la question délicate des rapports entre droit et sciences naturelles. La scientificité du droit est problématique. D'aucuns, en effet ( notamment les praticiens), le tiennent plutôt pour une pratique relevant du savoir faire ou de l'art, tandis que d'autres font observer que sa production théorique et universitaire est qualifiée de "doctrine" ou de " dogmatique" - deux genres de discours peu susceptibles de changement de paradigme. On se propose de reprendre ces questions à frais nouveaux au bénéfice de la distinction entre science au sens faible et science au sens fort, et on s'attachera à dégager les conditions nécessaires d'une étude du droit qui relèverait d'une véritable scientificité. Pour terminer, on abordera, à propos du droit de l'environnement, la question délicate des rapports entre droit et sciences naturelles. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article172 Tue, 15 Sep 2009 17:30:00 +0200 1:25:19 Paradigme, Scientificité du droit, Point de vue interne/point de vue externe, Le langage au risque du posthumanisme <p>Jean-Michel</p> Besnier <p>Jean-Michel</p> Besnier La paléoanthropologie considère que la technique et le langage sont les deux facteurs de l'hominisation. Même si les savoirs contemporains tendent à contester qu'ils soient le privilège exclusif de notre espèce, la tradition occidentale n'en est pas moins enracinée dans la conviction que nous nous sommes, grâce à eux, arrachés à la nature. Aujourd'hui se développent pourtant des utopies que l'on qualifie de « posthumanistes » parce qu'elles annoncent que l'hominisation est achevée et que nous devrons bientôt céder la place dans l'échelle des êtres. Ces utopies se réclament des promesses (ou menaces) issues des technosciences qui - après avoir réparé, amélioré puis « augmenté » l'homme - devraient faire triompher une cause proprement inhumaine, celle d'une espèce nouvelle. Dans ce scénario posthumain, que sera donc devenu le langage qui faisait couple avec la technique ? C'est la question que l'on posera, sans craindre son caractère paradoxal ou contrefactuel. Heidegger expliquait déjà comment la technique réduit la langue au simple calcul et d'autres, après lui, font le même constat dans le contexte de la société dite d'information. On s'efforcera d'examiner le bien-fondé de ces analyses et d'envisager les contre-feux qui se révéleraient salutaires. La paléoanthropologie considère que la technique et le langage sont les deux facteurs de l'hominisation. Même si les savoirs contemporains tendent à contester qu'ils soient le privilège exclusif de notre espèce, la tradition occidentale n'en est pas moins enracinée dans la conviction que nous nous sommes, grâce à eux, arrachés à la nature. Aujourd'hui se développent pourtant des utopies que l'on qualifie de « posthumanistes » parce qu'elles annoncent que l'hominisation est achevée et que nous devrons bientôt céder la place dans l'échelle des êtres. Ces utopies se réclament des promesses (ou menaces) issues des technosciences qui - après avoir réparé, amélioré puis « augmenté » l'homme - devraient faire triompher une cause proprement inhumaine, celle d'une espèce nouvelle. Dans ce scénario posthumain, que sera donc devenu le langage qui faisait couple avec la technique ? C'est la question que l'on posera, sans craindre son caractère paradoxal ou contrefactuel. Heidegger expliquait déjà comment la technique réduit la langue au simple calcul et d'autres, après lui, font le même constat dans le contexte de la société dite d'information. On s'efforcera d'examiner le bien-fondé de ces analyses et d'envisager les contre-feux qui se révéleraient salutaires. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article66 Tue, 12 May 2009 17:30:00 +0200 1:54:37 Langage performatif, Philosophie des sciences, Posthumanisme,