REBOND : Du déclin au rebond : vers un (re)développement territorial plus juste en Méditerranée ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique250 Porteurs : ART-Dev (Perpignan, Montpellier 3, Cirad). Contacts : Aurélie Delage, Benoit Prevost, Max Rousseau Prenant le contrepied du paradigme dominant du développement et de l’attention généralement portée sur les territoires « qui gagnent », ce projet envisage de front un processus souvent éludé par les collectivités : le déclin territorial, ainsi que les solutions alternatives et politiques innovantes mises en œuvre par les acteurs de ces territoires « qui perdent ». Son objectif est de saisir, par une approche pluridisciplinaire, les mécanismes territoriaux qui permettent le passage du déclin au rebond. Un premier axe de travail vise à dresser un état de la littérature inédit par son ampleur sur la notion de déclin ainsi que les termes avec lesquels elle dialogue ou s’oppose (développement, marginalisation, périphérialisation, etc.). Il s’agit ainsi de comprendre ces mutations : renforcement de la capacité d’action à l’échelle locale, mise en place de politiques alternatives au néolibéralisme, intégration de préoccupations de justice socio-spatiale. A cet effet, un séminaire réflexif permettra de réunir les paroles d’experts et de construire une synthèse valorisable sous forme de publications thématiques (par aire ou par terme) et synthétiques. Un second axe de travail réside dans la caractérisation fine de la notion de déclin grâce à 1/ la recherche d’indicateurs consolidés en vue d’établir une typologie des territoires en déclin, 2/ l’identification des conditions d’émergence des politiques alternatives et/ou innovantes, 3/ l’analyse des facteurs institutionnels et organisationnels de blocage dans les processus de rebond territorial. Ce projet s’appuie enfin sur des stages réalisés par des étudiants de masters professionnels de la COMUE (économie sociale et solidaire, aménagement, géographie...), donnant lieu à des études de cas approfondies en Languedoc-Roussillon et au Maroc. Cela constituera également une interface privilégiée entre les milieux académiques et opérationnels, qui sera capitalisée par l’organisation de workshops, complémentaires des séminaires. Mots clés : Déclin ; Développement local ; Innovations sociales ; Languedoc Roussillon ; Maroc Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.1.3 [23214] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2017 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) REBOND : Du déclin au rebond : vers un (re)développement territorial plus juste en Méditerranée ? http://paroledechercheurs.net/IMG/rubon250.jpg?1504275924 http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique250 Mesurer le déclin économique des territoires industriels <p>Marjolaine</p> Gros-Balthazard <p>Marjolaine</p> Gros-Balthazard Sous l’influence d’évolutions externes majeures voire de chocs, les territoires s’adaptent et résistent. Ces dynamiques ne tiennent pas uniquement à une logique de spatialisation de tendances macroéconomiques, il existe des capacités endogènes et propres à chaque territoire. Effets externes et internes se conjuguent pour tracer les trajectoires territoriales. Un cas d’étude particulier est proposé comme point d’entrée pour aborder cette problématique du changement. Il s’agit des territoires industriels. Confrontés au processus de désindustrialisation, ce sont des territoires particulièrement vulnérables. Leurs trajectoires et les mécanismes qui les sous-tendent n’en sont que plus exemplaires. Dans notre travail de thèse, nous nous interrogeons sur les recompositions socio-économiques des territoires industriels engendrées par le processus de désindustrialisation. Bien que caractérisés par une forte vulnérabilité économique en raison des multiples changements affectant les systèmes productifs, tous ces territoires ne s’effondrent pas économiquement. Alors que certains sont confrontés à un déclin cumulatif, d’autres parviennent à résister, à s’ajuster voire à trouver de nouvelles voies de développement. L’un des objectifs de cette recherche est de souligner l’hétérogénéité des dynamiques socio-économiques qui caractérisent ces espaces. Et, plus globalement, nous cherchons à comprendre pourquoi et comment certains territoires résistent mieux que d’autres à ce processus de désindustrialisation. Sous l’influence d’évolutions externes majeures voire de chocs, les territoires s’adaptent et résistent. Ces dynamiques ne tiennent pas uniquement à une logique de spatialisation de tendances macroéconomiques, il existe des capacités endogènes et propres à chaque territoire. Effets externes et internes se conjuguent pour tracer les trajectoires territoriales. Un cas d’étude particulier est proposé comme point d’entrée pour aborder cette problématique du changement. Il s’agit des territoires industriels. Confrontés au processus de désindustrialisation, ce sont des territoires particulièrement vulnérables. Leurs trajectoires et les mécanismes qui les sous-tendent n’en sont que plus exemplaires. Dans notre travail de thèse, nous nous interrogeons sur les recompositions socio-économiques des territoires industriels engendrées par le processus de désindustrialisation. Bien que caractérisés par une forte vulnérabilité économique en raison des multiples changements affectant les systèmes productifs, tous ces territoires ne s’effondrent pas économiquement. Alors que certains sont confrontés à un déclin cumulatif, d’autres parviennent à résister, à s’ajuster voire à trouver de nouvelles voies de développement. L’un des objectifs de cette recherche est de souligner l’hétérogénéité des dynamiques socio-économiques qui caractérisent ces espaces. Et, plus globalement, nous cherchons à comprendre pourquoi et comment certains territoires résistent mieux que d’autres à ce processus de désindustrialisation. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article723 Fri, 19 May 2017 10:00:00 +0200 Les mots de la décroissance urbaine : Diversité, transferts, contextes <p>Hélène</p> Roth <p>Hélène</p> Roth Depuis quelques années, les travaux scientifiques sur la décroissance urbaine se multiplient en France, pour partie sous l’influence des études urbaines allemandes et nord-américaines. Cette contribution propose d’interroger, à travers une approche lexicale et bibliométrique, la diversité des mots qui désignent les processus de perte de fonctions et de population, leurs nuances, proximités et concurrences. Plus particulièrement, une analyse de la trajectoire scientifique de la notion allemande de "Stadtschrumpfung" (décroissance urbaine) permet une réflexion sur les relations entre contextes géographiques et apparition de nouvelles notions, sur la question des transferts conceptuels, des altérations et des enrichissements que les transferts conceptuels peuvent impliquer, mais aussi sur le caractère parfois éphémère de notions éblouissantes. Depuis quelques années, les travaux scientifiques sur la décroissance urbaine se multiplient en France, pour partie sous l’influence des études urbaines allemandes et nord-américaines. Cette contribution propose d’interroger, à travers une approche lexicale et bibliométrique, la diversité des mots qui désignent les processus de perte de fonctions et de population, leurs nuances, proximités et concurrences. Plus particulièrement, une analyse de la trajectoire scientifique de la notion allemande de "Stadtschrumpfung" (décroissance urbaine) permet une réflexion sur les relations entre contextes géographiques et apparition de nouvelles notions, sur la question des transferts conceptuels, des altérations et des enrichissements que les transferts conceptuels peuvent impliquer, mais aussi sur le caractère parfois éphémère de notions éblouissantes. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article722 Fri, 19 May 2017 09:00:00 +0200