EthicHum http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique268 PENSER L’ÉTHIQUE AVEC LES HUMANITÉS C’est un lieu commun que de souligner les dangers d’une science sans conscience pour ouvrir une réflexion sur la question de l’éthique dans le domaine de la recherche. Les prémices de la science moderne qui prétendait rendre compte d’une connaissance exacte du monde, s’accompagnaient déjà de l’ex- pression d’une nécessaire mesure au savoir, d’un jugement moral sur le bien, le bon et le juste. La nature de cette inquiétude relevait bien sûr du rapport à la foi et à la religion. Force est de constater la prégnance particulière de cette nécessité dans notre monde. Notre espace, que ce soit dans la recherche, dans l’entreprise, dans l’environnement, en politique, semble saturé par la question de l’éthique. Cette saturation révèle, pour- tant, une inquiétude bien différente, et signe un ébranlement de la « valeur progrès » et de la perte de confiance dans la raison humaine. L’utilisation imprécise du lexique - morale, éthique, intégrité scientifique et déontologie - et de notions certes connexes mais reposant sur des fondements et des principes différents, rend également compte d’une difficulté. Il s’agit d’inviter l’ensemble de notre communauté scientifique à s’engager dans une véritable réflexion qui se doit d’être pluridisciplinaire car c’est de la mise en crise de certaines réflexions et pratiques opérée par les Humanités, ou précisément de la force critique de ces Humanités que doivent naître les fondements d’un travail sur l’éthique. La réflexion éthique est par essence ouverture à la différence et si elle est fondamentalement personnelle, en ce qu’elle renvoie aux valeurs qui nous fondent chacun, elle ne peut que s’articuler à l’autre. Nous postulons que la force de proposition des Humanités consiste à interroger cet horizon moral de l’éthique qui semble affecter la vision contemporaine de ce qu’est la vie bonne. Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.2.1 [23954] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2018 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) EthicHum http://paroledechercheurs.net/local/cache-vignettes/L600xH600/rubon268-c75d1.jpg?1519401314 http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique268 De la poésie comme « éco-poéthique » <p>Jean-Claude</p> Pinson <p>Jean-Claude</p> Pinson Paradoxale est aujourd’hui la situation de la poésie. Alors qu’au plan éditorial elle ne compte plus guère, elle hante pourtant à nouveau fortement l’imaginaire contemporain dès lors que s’impose à nous la nécessité de redéfinir notre rapport à la nature. Même si semble passé l’âge des pastorales, n’est-elle pas en effet, de toutes les paroles, celle qui s’y entend le mieux dans l’entente la nature ? Le lien de connivence très singulier qu’elle entretient, à rebours de l’exil langagier, avec la nature ne la met-il pas en position d’apporter une contribution décisive à l’urgente entreprise de redessiner les contours d’une maison-monde qui soit mieux habitable ? C’est seulement en élargissant la poésie, en la considérant comme manière d’être au monde et pas seulement comme texte, qu’on sera en mesure d’appréhender les ressources de sagesse écologique (d’« écosophie ») qu’elle peut receler pour un séjour moins désolant. On proposera ainsi les linéaments d’une approche qu’on pourrait appeler « éco-poéthique ». Paradoxale est aujourd’hui la situation de la poésie. Alors qu’au plan éditorial elle ne compte plus guère, elle hante pourtant à nouveau fortement l’imaginaire contemporain dès lors que s’impose à nous la nécessité de redéfinir notre rapport à la nature. Même si semble passé l’âge des pastorales, n’est-elle pas en effet, de toutes les paroles, celle qui s’y entend le mieux dans l’entente la nature ? Le lien de connivence très singulier qu’elle entretient, à rebours de l’exil langagier, avec la nature ne la met-il pas en position d’apporter une contribution décisive à l’urgente entreprise de redessiner les contours d’une maison-monde qui soit mieux habitable ? C’est seulement en élargissant la poésie, en la considérant comme manière d’être au monde et pas seulement comme texte, qu’on sera en mesure d’appréhender les ressources de sagesse écologique (d’« écosophie ») qu’elle peut receler pour un séjour moins désolant. On proposera ainsi les linéaments d’une approche qu’on pourrait appeler « éco-poéthique ». http://paroledechercheurs.net/spip.php?article761 Thu, 14 Sep 2017 19:30:00 +0200 Y a-t-il une limite au représentable ? <p>Jean-Claude</p> Pinson <p>Michel</p> Hilaire <p>Valérie</p> Arrault <p>Carole</p> Tallon-Hugon <p>Maxime</p> Scheinfeigel <p>Jean-Claude</p> Pinson <p>Michel</p> Hilaire <p>Valérie</p> Arrault <p>Carole</p> Tallon-Hugon <p>Maxime</p> Scheinfeigel http://paroledechercheurs.net/spip.php?article760 Thu, 14 Sep 2017 10:00:00 +0200 Comment une langue formate-t-elle la pensée ? <p>Agnès</p> Steuckardt <p>Anastasios</p> Brenner <p>Agnès</p> Steuckardt <p>Anastasios</p> Brenner http://paroledechercheurs.net/spip.php?article759 Thu, 14 Sep 2017 09:00:00 +0200 L'éthique du chercheur dans l'espace scientifique et dans les débats publics <p>Patrick</p> Charaudeau <p>Patrick</p> Charaudeau Le chercheur en sciences humaines et sociales est pris entre son devoir de vérité et son désir de montrer les dysfonctionnements et la société, quand ce n’est pas d’en dénoncer les travers. Surgit alors un conflit entre engagement scientifique et engagement citoyen. On proposera quelques éléments de réflexion pour tenter d’y voir plus clair dans ce conflit. Le chercheur en sciences humaines et sociales est pris entre son devoir de vérité et son désir de montrer les dysfonctionnements et la société, quand ce n’est pas d’en dénoncer les travers. Surgit alors un conflit entre engagement scientifique et engagement citoyen. On proposera quelques éléments de réflexion pour tenter d’y voir plus clair dans ce conflit. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article763 Fri, 15 Sep 2017 19:30:00 +0200 Aux frontières de l’éthique <p>Fabienne</p> Brugère <p>Alain</p> Foucaran <p>Ghislaine</p> Prost <p>Jacques</p> Mercier <p>François</p> Vialla <p>Fabienne</p> Brugère <p>Alain</p> Foucaran <p>Ghislaine</p> Prost <p>Jacques</p> Mercier <p>François</p> Vialla http://paroledechercheurs.net/spip.php?article762 Fri, 15 Sep 2017 10:00:00 +0200 Nouons nous. La question du « nous » dans tous ses états : linguistique, poétique, sociologique, éthique et politique <p>Marielle</p> Macé <p>Marielle</p> Macé Dans l’élan de sa réflexion sur les formes de vie (c’est-à-dire la conviction que cette question des formes de vie ouvre l’arène de nos débats, de nos capacités critiques, et nomme, à même les pratiques, ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare), Marielle Macé propose une réflexion sur « nous ». Non pas exactement qui est le « nous », mais ce qu’il est, comment il se constitue, autour de quelle idée de la vie et de ses luttes, autour de quels nouages et de quels dénouages. Et c’est, en littéraire, avec le secours de la linguistique et de la poésie (Aragon, Michaux, Jean-Christophe Bailly, Stéphane Bouquet...) qu’elle entend penser ce pronom à la fois amoureux et politique, en se plaçant sous la bannière de la belle injonction qui sert de titre à un récit récent d’Emmanuelle Pagano : « Nouons- nous » ! Dans l’élan de sa réflexion sur les formes de vie (c’est-à-dire la conviction que cette question des formes de vie ouvre l’arène de nos débats, de nos capacités critiques, et nomme, à même les pratiques, ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare), Marielle Macé propose une réflexion sur « nous ». Non pas exactement qui est le « nous », mais ce qu’il est, comment il se constitue, autour de quelle idée de la vie et de ses luttes, autour de quels nouages et de quels dénouages. Et c’est, en littéraire, avec le secours de la linguistique et de la poésie (Aragon, Michaux, Jean-Christophe Bailly, Stéphane Bouquet...) qu’elle entend penser ce pronom à la fois amoureux et politique, en se plaçant sous la bannière de la belle injonction qui sert de titre à un récit récent d’Emmanuelle Pagano : « Nouons- nous » ! http://paroledechercheurs.net/spip.php?article758 Wed, 13 Sep 2017 19:30:00 +0200