La semaine de la mémoire http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique295 https://www.semainedelamemoire.fr Antoine Bourlier antoine.bourlier@mshsud.org no SPIP : 3.2.1 [23954] http://www.rssboard.org/rss-specification fr © Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier 2006-2018 antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) antoine.bourlier@mshsud.org (Antoine Bourlier) La semaine de la mémoire http://paroledechercheurs.net/local/cache-vignettes/L500xH500/rubon295-9cd2f.jpg?1540278944 http://paroledechercheurs.net/spip.php?rubrique295 Table ronde "Les Troubles de la mémoire" <p>Catherine</p> Thomas-Antérion <p>Isabelle</p> Chaudieu <p>Gina</p> Devau <p>Catherine</p> Thomas-Antérion <p>Isabelle</p> Chaudieu <p>Gina</p> Devau La mémoire est un processus complexe. Tout au long de notre vie nous formons un très grand nombre de souvenirs qui participent à la construction de notre identité. La mémoire est associative. Les émotions ou le stress participent à la consolidation des traces mémorisées. Ainsi les événements vécus, heureux ou traumatisants vont laisser des empreintes dans notre cerveau. La mémoire est aussi sélective, nous retenons plus facilement certaines informations, nous en oublions d’autres. Catherine Thomas-Antérion, nous expliquera ce qu’est un trouble de mémoire bénin ou pathologique et que ceux-ci peuvent concerner la récupération de souvenirs et/ou la consolidation de nouveaux souvenirs et/ou la mémoire du futur. Ils surviennent dans des contextes physiologiques ou pathologies très variés : âge, AVC, TC, maladie dégénérative... Ils peuvent concerner une modalité plus qu’une autre (mémoire verbale, mémoire visuelle, etc). Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie est souvent rapportée à la mémoire (trouble de la consolidation et de la récupération) mais touche aussi le comportement (en premier lieu par une apathie et un repli) les autres fonctions cognitives : langage, reconnaissance etc. Ainsi les patients concernés ont souvent une difficulté à identifier (agnosie) et/ou à se souvenir (reconnaître) des lieux et des visages. Le diagnostic repose sur des critères cliniques : les symptômes. Dans les cas atypiques, des biomarqueurs permettent de poser un diagnostic biologique de maladie. Dans ce contexte, il faut rappeler que le développement de la mémoire ou la survenue d'une maladie touchant la mémoire reposent sur des données de « terrain » (la biologie) mais aussi sur l’environnement de la personne. L’oublier expose les malades à être confondus avec leurs maladies (que l’on réduit à une biologie) et signe une grave dérive éthique. Isabelle Chaudieu, nous dira comment dans un contexte de traumatisme intense, la mémoire d'un événement peut devenir envahissante provoquant un syndrome de stress post-traumatique. Elle nous expliquera comment se forment ces mémoires émotionnelles et quels sont les mécanismes cérébraux mis en jeu. De nombreuses questions se posent : pourquoi toutes les personnes ayant vécues le même traumatisme ne développent pas de syndrome post-traumatique ? Pourquoi certaines personnes sont plus résilientes ? Quels sont les facteurs qui peuvent favoriser la résilience ? Quels sont les thérapies qui permettent d’atténuer les mémoires émotionnelles douloureuses ? Il est important de comprendre les troubles de la mémoire car ces perturbations handicapent fortement la vie quotidienne des personnes qui en souffrent. La mémoire est un processus complexe. Tout au long de notre vie nous formons un très grand nombre de souvenirs qui participent à la construction de notre identité. La mémoire est associative. Les émotions ou le stress participent à la consolidation des traces mémorisées. Ainsi les événements vécus, heureux ou traumatisants vont laisser des empreintes dans notre cerveau. La mémoire est aussi sélective, nous retenons plus facilement certaines informations, nous en oublions d’autres. Catherine Thomas-Antérion, nous expliquera ce qu’est un trouble de mémoire bénin ou pathologique et que ceux-ci peuvent concerner la récupération de souvenirs et/ou la consolidation de nouveaux souvenirs et/ou la mémoire du futur. Ils surviennent dans des contextes physiologiques ou pathologies très variés : âge, AVC, TC, maladie dégénérative... Ils peuvent concerner une modalité plus qu’une autre (mémoire verbale, mémoire visuelle, etc). Le 21 septembre est la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie est souvent rapportée à la mémoire (trouble de la consolidation et de la récupération) mais touche aussi le comportement (en premier lieu par une apathie et un repli) les autres fonctions cognitives : langage, reconnaissance etc. Ainsi les patients concernés ont souvent une difficulté à identifier (agnosie) et/ou à se souvenir (reconnaître) des lieux et des visages. Le diagnostic repose sur des critères cliniques : les symptômes. Dans les cas atypiques, des biomarqueurs permettent de poser un diagnostic biologique de maladie. Dans ce contexte, il faut rappeler que le développement de la mémoire ou la survenue d'une maladie touchant la mémoire reposent sur des données de « terrain » (la biologie) mais aussi sur l’environnement de la personne. L’oublier expose les malades à être confondus avec leurs maladies (que l’on réduit à une biologie) et signe une grave dérive éthique. Isabelle Chaudieu, nous dira comment dans un contexte de traumatisme intense, la mémoire d'un événement peut devenir envahissante provoquant un syndrome de stress post-traumatique. Elle nous expliquera comment se forment ces mémoires émotionnelles et quels sont les mécanismes cérébraux mis en jeu. De nombreuses questions se posent : pourquoi toutes les personnes ayant vécues le même traumatisme ne développent pas de syndrome post-traumatique ? Pourquoi certaines personnes sont plus résilientes ? Quels sont les facteurs qui peuvent favoriser la résilience ? Quels sont les thérapies qui permettent d’atténuer les mémoires émotionnelles douloureuses ? Il est important de comprendre les troubles de la mémoire car ces perturbations handicapent fortement la vie quotidienne des personnes qui en souffrent. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article858 Fri, 21 Sep 2018 17:00:00 +0200 L’épigénétique <p>Andràs</p> Pàldi <p>Andràs</p> Pàldi Le progrès de la biologie nous donne l’impression que les secrets de l’hérédité biologique sont définitivement résolus. Mais, avec la fin des grands projets génomiques et l’accumulation de données génétiques à grande échelle, les anciennes contradictions et incohérences qui caractérisent la génétique sont réapparues. C’est alors qu’un nouveau domaine de recherche, l’épigénétique, fait son apparition. S’agit-il d’un nouveau paradigme de l’hérédité ? Le progrès de la biologie nous donne l’impression que les secrets de l’hérédité biologique sont définitivement résolus. Mais, avec la fin des grands projets génomiques et l’accumulation de données génétiques à grande échelle, les anciennes contradictions et incohérences qui caractérisent la génétique sont réapparues. C’est alors qu’un nouveau domaine de recherche, l’épigénétique, fait son apparition. S’agit-il d’un nouveau paradigme de l’hérédité ? http://paroledechercheurs.net/spip.php?article857 Fri, 21 Sep 2018 16:00:00 +0200 Table ronde "Neurosciences de la mémoire" <p>Francis</p> Eustache <p>Robert</p> Jaffard <p>Michel</p> Vignes <p>Francis</p> Eustache <p>Robert</p> Jaffard <p>Michel</p> Vignes La mémoire est un processus essentiel de la vie. Robert Jaffard nous expliquera comment une information doit passer par plusieurs stades pour être conservée et utilisée : processus d’encodage, phase de consolidation-reconsolidation, restitution. Les mémoires reposent sur des engrammes que les neurobiologistes sont aujourd’hui capables d’identifier et de manipuler afin de bloquer, activer ou modifier certaines mémoires et même d’implanter artificiellement de faux souvenirs dans le cerveau de leurs animaux. Notre mémoire n’est pas une copie fidèle de la réalité et notre cerveau peut aussi, naturellement cette fois, produire des souvenirs erronés que nous tenons pour vrais. Ces faux souvenirs sont la conséquence du caractère adaptatif sophistiqué de notre mémoire qui sélectionne, organise et met à jour les informations enregistrées et optimise nos prises de décision. Francis Eustache nous présentera les différents types de mémoire qui vont interagir pour construire notre propre mémoire personnelle appelée épisodique. Les informations mémorisées nous servent aussi pour voyager dans le temps. Ces informations que nous pensons passées, nous sont très utiles dans le présent et nous servent à construire le futur. Elles nous aident à anticiper et à nous adapter aux situations sans cesse changeantes de notre environnement. De plus, notre mémoire se construit en interaction avec les autres. Notre mémoire individuelle est aussi une mémoire collective qui s’inscrit dans un récit familial, culturel et sociétal. Pour comprendre comment les souvenirs se construisent dans notre cerveau, il faut des modèles animaux pour disséquer les mécanismes moléculaires et cellulaires. Michel Vignes nous expliquera les modèles de potentialisation à long terme, les processus de plasticité synaptique et leur régulation. Ces mécanismes fondamentaux sont très bien conservés au cours de l’évolution car la mémoire est une fonction fondamentale. Certains facteurs favorisent alors que d’autres inhibent la plasticité synaptique. Ainsi, l’augmentation de la capacité des apprentissages a permis le développement des fonctions cognitives et tout particulièrement l’essor du langage chez les humains. La mémoire est un processus essentiel de la vie. Robert Jaffard nous expliquera comment une information doit passer par plusieurs stades pour être conservée et utilisée : processus d’encodage, phase de consolidation-reconsolidation, restitution. Les mémoires reposent sur des engrammes que les neurobiologistes sont aujourd’hui capables d’identifier et de manipuler afin de bloquer, activer ou modifier certaines mémoires et même d’implanter artificiellement de faux souvenirs dans le cerveau de leurs animaux. Notre mémoire n’est pas une copie fidèle de la réalité et notre cerveau peut aussi, naturellement cette fois, produire des souvenirs erronés que nous tenons pour vrais. Ces faux souvenirs sont la conséquence du caractère adaptatif sophistiqué de notre mémoire qui sélectionne, organise et met à jour les informations enregistrées et optimise nos prises de décision. Francis Eustache nous présentera les différents types de mémoire qui vont interagir pour construire notre propre mémoire personnelle appelée épisodique. Les informations mémorisées nous servent aussi pour voyager dans le temps. Ces informations que nous pensons passées, nous sont très utiles dans le présent et nous servent à construire le futur. Elles nous aident à anticiper et à nous adapter aux situations sans cesse changeantes de notre environnement. De plus, notre mémoire se construit en interaction avec les autres. Notre mémoire individuelle est aussi une mémoire collective qui s’inscrit dans un récit familial, culturel et sociétal. Pour comprendre comment les souvenirs se construisent dans notre cerveau, il faut des modèles animaux pour disséquer les mécanismes moléculaires et cellulaires. Michel Vignes nous expliquera les modèles de potentialisation à long terme, les processus de plasticité synaptique et leur régulation. Ces mécanismes fondamentaux sont très bien conservés au cours de l’évolution car la mémoire est une fonction fondamentale. Certains facteurs favorisent alors que d’autres inhibent la plasticité synaptique. Ainsi, l’augmentation de la capacité des apprentissages a permis le développement des fonctions cognitives et tout particulièrement l’essor du langage chez les humains. http://paroledechercheurs.net/spip.php?article856 Fri, 21 Sep 2018 15:00:00 +0200 Big Data <p>Bernard</p> Stiegler <p>Jean-Gabriel</p> Ganascia <p>Bernard</p> Stiegler <p>Jean-Gabriel</p> Ganascia http://paroledechercheurs.net/spip.php?article855 Thu, 20 Sep 2018 17:00:00 +0200 Mémoire et action tout au long de la vie <p>Mathieu</p> Hainselin <p>Mathieu</p> Hainselin http://paroledechercheurs.net/spip.php?article854 Thu, 20 Sep 2018 16:00:00 +0200 L’action, ses effets et conséquences sur la mémoire <p>Denis</p> Brouillet <p>Denis</p> Brouillet http://paroledechercheurs.net/spip.php?article853 Thu, 20 Sep 2018 15:00:00 +0200 Mémoire et corps : qu’en disent les philosophes ? <p>Bernard</p> Stiegler <p>Bernard</p> Stiegler http://paroledechercheurs.net/spip.php?article852 Thu, 20 Sep 2018 14:00:00 +0200